
L’affaire Belaïli, loin de connaître son épilogue, semble prendre des proportions entre les parties en conflit, particulièrement entre le joueur et le MC Alger. Alors que l’Oranais a définitivement officialisé son engagement avec l’ES Tunis, avec lequel il déjà a repris les entraînements, le Mouloudia par le biais de son manager général et porte-parole ne cesse de réaffirmer que Belaïli a bel et bien signé un contrat en bonne et due forme avec les champions d’Algérie en titre. Les échanges par déclarations interposées sont même arrivés à la limite de la correction. «Belaïli a effectivement signé avec le Mouloudia (…) Je regrette les réactions de son chargé de ses affaires qui est son père, et qui nie tout en bloc. Mais qu’il dise ce qu’il veut, moi j’ai bien un document signé par le joueur, maintenant s’il ne sait rien de tout ça ce n’est pas mon problème. Et je précise que je ne suis pas là pour aller de front avec qui que ce soit, mais juste pour défendre les intérêts du MCA et d’en informer ses supporters. Franchement, j’ai été surpris d’entendre les déclarations de son père et je considère que c’est honteux de continuer ces échanges, alors que le joueur a bien signé deux contrats», a affirmé en substance Benlamri, avant-hier. La réponse du concerné ne se fera pas trop attendre puisque Belaïli lui rétorquera à peine quelques heures plus tard. Si Belaïli a admis avoir signé un précontrat sur une offre du Mouloudia valide pendant dix jours, qui a donc expiré entre- temps, en revanche, il rejette catégoriquement cette déclaration de Benlamri le donnant signataire d’un contrat professionnel. «Un peu de retenu ! Qu’il arrête ses mensonges, s’il a vraiment un contrat officiel qu’il l’exhibe ou qu’il le dépose à la FIFA», défie Youcef Belaïli son ancien coéquipier en sélection, aujourd’hui manager du MCA. Ce à quoi rétorquera Benlamri par un post expéditif sur X, en affirmant que «la direction du MC Alger traite différents dossiers et ne donnera pas une ampleur démesurée à la moindre affaire. Quant aux questions d’ordre juridique, elles seront réglées par les voies légales et non via les réseaux sociaux». A comprendre par là que la décision de recourir aux instances légales pour conclure dans cette affaire est déjà tranchée au MCA. Reste maintenant à savoir qui dit vrai dans cette affaire ?
D. C.
