
Le coach des Citizens revient sur l’humiliation de février et répond avec ironie aux critiques sur l’argent dépensé par son club et ses rivaux.
Manchester City se déplace aujourd’hui sur la pelouse de l’Emirates Stadium à londres pour y défier Arsenal (à partir de 16h30, heure algérienne), l’un des chocs majeurs de ce début de saison en Premier League. Et Pep Guardiola n’a pas oublié la lourde défaite concédée face aux Gunners le 2 février dernier (5-1). Vendredi passé, en conférence de presse, l’entraîneur catalan a employé des mots très forts : «Nous avons commencé comme une équipe de moins de 14 ans. Nous avons concédé mille millions de buts. Les quinze-vingt dernières minutes ont été un désastre, nous avions oublié ce que nous devions faire et cela avait été facile pour Arsenal.»
Pour Guardiola, il est impératif d’éviter la même erreur. City reste sur une saison blanche, la première depuis 2017, marquée par une troisième place en championnat, loin derrière Liverpool et Arsenal. «Je veux me battre pour être une meilleure équipe que ça», a-t-il insisté, déterminé à relancer une machine encore hésitante. Après quatre journées, les Citizens ne comptent que six points et se retrouvent déjà 8es à trois longueurs des Gunners et six du leader Liverpool, auteur d’un parcours parfait. Le technicien espagnol en a profité pour répondre avec sarcasme aux critiques récurrentes sur le budget de Manchester City. «La seule chose que je veux dire à mon ami Mikel Arteta, c’est que si Arsenal gagne le titre, ce sera uniquement parce qu’il a dépensé beaucoup d’argent, pas parce qu’il a travaillé dur. Pareil pour Liverpool : si Arne Slot remporte le championnat, ce sera aussi parce qu’il a dépensé», a ironisé Guardiola, rappelant que City n’était pas le seul grand d’Angleterre à investir massivement sur le marché des transferts. À l’Emirates, les Citizens auront donc un double défi : prouver qu’ils ont appris de leurs erreurs et rappeler qu’ils restent une puissance redoutable, bien décidée à redevenir championne.
A.Amine
