C’est connu, le café peut donner envie d’aller aux toilettes, surtout lorsqu’il est consommé à jeun.

Comment le café stimule le côlon ?
Oui, le café a une véritable action sur la digestion. En ce qui concerne les selles, « le café augmente les contractions du côlon car la boisson stimule un reflex gastro-colique et accélère le transit »,
Concrètement, le café stimule deux hormones digestives, la gastrine et la cholécystokinine, qui ont pour rôle de contracter le côlon.
Il ne s’agit pas uniquement de la caféine, mais d’un ensemble de composés (acides chlorogéniques, mélanoïdines), qui explique les contractions du côlon.
Comment le café stimule la vessie ?
De la même manière que le café agit sur le côlon, il agit aussi sur la vessie et provoque une envie pressante d’uriner. « Le café stimule les terminaisons nerveuses au niveau du détrusor, le principal muscle lisse de la paroi de la vessie ».
Le café vient inhiber les récepteurs de l’adénosine sur le muscle du détrusor, ce qui provoque une contraction de la vessie. Rapidement, le café bloque l’hormone antidiurétique (ADH) et stimule la sécrétion au niveau rénal.
Durée et quantité : à quel point l’effet du café est-il puissant ?
Généralement, l’effet du café intervient relativement peu de temps après la consommation. Cela peut aller de 4 à 30 minutes après la consommation.
La concentration en caféine et autres molécules a également son importance. Dans les boissons caféinées par exemple, « parce que le café est potentiellement dilué, l’action de la caféine est moindre et intervient moins vite qu’en cas de consommation de café pure ».
Les boissons décaféinées aussi, ne font pas exception. « On retrouve presque autant cette même envie d’aller aux toilettes, démontrant bien que la caféine n’est pas la seule substance en cause. »
L’action du café varie également en fonction de la tolérance personnelle de chacun et de la quantité consommée.

Comment limiter les effets de la caféine ?
Pour limiter les effets du café et réguler le transit, il ne suffit pas de s’accoutumer car la tolérance ne dépend pas que de la caféine. Pour connaître son seuil de tolérance, il faut prendre en compte trois aspects : la quantité, l’accompagnement, et le seuil de tolérance, qui a tendance à varier entre les personnes.
Dans le doute, il faut limiter sa consommation à 2 à 3 tasses de café par jour et éviter de boire du café à jeun.
L’objectif n’est pas de retirer complètement le café de son alimentation qui est malgré tout source de bienfaits. Si chez certaines personnes le café favorise les reflux gastriques, les palpitations, les troubles du sommeil et des troubles de la digestion, il permet aussi de stimuler l’attention, d’apporter une grande quantité d’antioxydants et d’améliorer les performances physiques ».
