Par Ammour Ryad
En 2023, l’Algérie a accru ses initiatives visant à renforcer les acquis sociaux, avec pour objectif d’améliorer la qualité de vie des citoyens. Cette démarche s’inscrit dans une approche globale visant à garantir un développement équilibré à travers tout le pays et confirme l’engagement indéfectible de l’État envers ses principes sociaux, en accord avec la Déclaration du 1er Novembre 1954.

Engagée à préserver le caractère social de l’État, l’Algérie accorde une importance particulière à des aspects tels que l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens, le renforcement des systèmes de sécurité sociale et de retraite, la valorisation des salaires, l’introduction d’une prime de chômage, ainsi que d’autres mesures visant à assurer la gratuité de l’enseignement et des soins médicaux.
Les actions entreprises par l’État pour renforcer son caractère social ont constamment été citées en tant que modèle, consolidant ainsi le principe fondamental énoncé dans la Proclamation du 1er Novembre 1954. Cette proclamation a établi les fondements de la politique de protection sociale, basée sur les principes de justice et d’égalité des chances.
En ce sens, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a initié un programme ambitieux pour renforcer les acquis sociaux, notamment en matière de satisfaction des besoins et des services de base des citoyens, tout en adoptant une approche basée sur l’amélioration de la qualité de ces services. Ces initiatives sont mises en place pour répondre aux défis mondiaux auxquels la politique sociale de l’État est confrontée, soulignant ainsi la nécessité de travailler constamment à identifier les meilleures approches et pratiques pour améliorer les mécanismes de subvention et renforcer les moyens de protection sociale, en particulier en ce qui concerne les catégories vulnérables et défavorisées.
Ces dernières années, les orientations des politiques publiques ont été axées sur le renforcement du pouvoir d’achat des citoyens. Cela s’est concrétisé par la valorisation des salaires au bénéfice de plus de 2,8 millions de fonctionnaires et d’agents contractuels, la consolidation de la justice fiscale et la garantie de la satisfaction des besoins fondamentaux, particulièrement pour les catégories vulnérables.
Il est également question de renforcer divers programmes d’aide sociale, incluant l’augmentation des pensions destinées aux personnes aux besoins spécifiques et aux personnes nécessiteuses, ainsi que l’amélioration de l’efficacité du Fonds de pension alimentaire en faveur des femmes divorcées assumant la garde de leurs enfants.
En 2023, des projets de révision des statuts spécifiques des fonctionnaires des secteurs de la santé, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont été élaborés. Parallèlement, un processus de revalorisation du régime indemnitaire des fonctionnaires œuvrant dans 23 wilayas du Sud est actuellement en cours.
Dans cette perspective, le président de la République a souligné l’importance des efforts considérables déployés dans le domaine des transferts sociaux, lesquels ont constitué 18,45% du budget général de l’État pour l’exercice 2023. Ces mesures visent à faire face aux défis découlant de l’augmentation des prix des produits de base sur les marchés mondiaux et à prévenir tout impact sur le niveau de vie des citoyens.
Le président Tebboune a également abordé les politiques liées au développement humain, soulignant constamment l’importance accordée à l’évolution du secteur de l’Éducation et de l’Enseignement. Il a rappelé que la gratuité de l’éducation est consacrée par la Constitution.
De plus, le discours présidentiel a mis en lumière les efforts soutenus de l’État en faveur de l’amélioration des services dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle. Ces initiatives incluent un appui particulier à l’innovation industrielle et technologique.
En complément, il y a la politique visant à répondre aux besoins du marché du travail et aux objectifs de la politique de développement économique globale. Cette approche vise à travailler sans relâche pour améliorer la situation socioprofessionnelle des professionnels de ce secteur crucial. De plus, elle inclut la réévaluation des bourses universitaires au bénéfice de plus de 1,3 million d’étudiants.
Dans cette optique, les récentes initiatives en faveur des travailleurs et des catégories sociales défavorisées contribuent à consolider ces acquis. Ces mesures comprennent l’augmentation des salaires et des pensions de retraite, la création d’une allocation chômage, ainsi que d’autres actions visant à stabiliser les prix des produits de consommation courante.
Le président de la République a ainsi donné l’instruction d’harmoniser la grille des salaires, en mettant d’abord l’accent sur le pouvoir d’achat, puis en assurant un soutien continu aux catégories socialement vulnérables. Ces directives prennent en considération la valeur du travail et la croissance de la production comme critères primordiaux pour la revalorisation des salaires.
En janvier dernier, Abdelmadjid Tebboune avait ordonné de poursuivre la valorisation des salaires qui connaitront de nouvelles hausses en 2024 selon les catégories. Les augmentations au cours des années 2022, 2023 et 2024 atteindront 47%.
En février dernier, le président de la République a affirmé que la décision d’augmenter les salaires de 47% d’ici 2024, d’accroître les pensions de retraite et de réduire les impôts sur le revenu constituait une série de « décisions inédites et exceptionnelles ». Ces mesures sont principalement axées sur l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens, soulignant qu’aucune augmentation salariale n’avait été enregistrée en Algérie depuis près de 10 à 15 ans.
Il avait expliqué que l’augmentation progressive des salaires se répercutera indubitablement sur le niveau de vie du citoyen.
En ce qui concerne l’allocation de solidarité, elle a été initialement augmentée à 12 000 DA pour ceux qui recevaient 10 000 DA, et à 7 000 DA pour ceux percevant 3 000 DA. Il est à noter que cette réévaluation bénéficiera à près d’un million de bénéficiaires.
L’allocation chômage a également été révisée à la hausse, passant de 13 000 DA à 15 000 DA. Parallèlement, le seuil minimum de la pension de retraite a été relevé à 15 000 DA pour ceux percevant une pension inférieure à 10 000 DA, et à 20 000 DA pour ceux recevant une pension de 15 000 DA. Cette mesure vise à aligner le seuil minimum des pensions sur le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), qui a également augmenté de 18 000 DA à 20 000 DA depuis 2021.
En résumé, ces mesures, incarnant sur le terrain les réalisations de l’Algérie nouvelle, renforcent davantage le caractère social de l’État, un principe fondamental enraciné dans la Déclaration du 1er Novembre 1954, renforcé par la Constitution de novembre 2020.
