Par Ammour Ryad
Chaque année, l’Algérie exporte plus de 50 milliards de mètres cubes de gaz, et des prévisions font état d’une augmentation de ces volumes.

En accueillant le 7e Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) en 2024, le pays affirme son rôle de leader dans l’industrie gazière, consolidant ainsi sa position en tant qu’acteur essentiel sur le marché énergétique mondial.
Avec d’importantes réserves de gaz naturel, l’Algérie est reconnue comme un fournisseur fiable de cette ressource, grâce à une politique continue d’investissements dans des projets visant à accroître la production, la transformation et la commercialisation de cette énergie propre. L’objectif est de répondre aux besoins nationaux et internationaux.
« L’Algérie est reconnue pour être un distributeur et un fournisseur fiable de gaz naturel depuis plus d’un demi-siècle et elle compte le rester », indiquait le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au cours de sa participation au 6e sommet du GECF, en février 2022 à Doha au Qatar.
Lors de cette même occasion, le président de la République a affirmé que l’Algérie avait l’intention de continuer le développement de ses importantes ressources en gaz naturel dans l’intérêt optimal de sa population, et ce, en favorisant la coopération et le partenariat. L’Algérie s’engage à renforcer sa position sur le marché mondial du gaz, résultat d’une expérience étendue dans cette industrie. C’est dans ce contexte que le GECF a décidé d’établir son Institut de recherche sur le gaz (GIR) à Alger et a choisi l’Algérie comme lieu d’accueil pour son 7e sommet des chefs d’État et de gouvernement, prévu du 29 février au 2 mars prochains.
Cette reconnaissance renforce également le groupe Sonatrach, qui a concrétisé d’importants projets dans le cadre d’une stratégie axée, entre autres, sur l’exploration de nouveaux gisements, l’extension du réseau de canalisations et le renforcement des capacités de liquéfaction.
En matière de production, la quantité annuelle de gaz naturel atteint en moyenne près de 100 milliards de mètres cubes, dont plus de 50 milliards de mètres cubes sont destinés à l’exportation. Ainsi, l’Algérie se positionne comme l’une des sources d’approvisionnement en gaz les plus importantes à l’échelle mondiale et se classe premier exportateur de GNL en Afrique.
Ces résultats sont obtenus grâce à l’augmentation de la production et des capacités d’exportation tant à travers les gazoducs qu’à travers les navires méthaniers exploités pour le transport du GNL.
Stimulée par les performances positives dans le secteur du GNL, la compagnie nationale des hydrocarbures projette d’accentuer le développement de l’activité de liquéfaction du gaz naturel. Cette initiative vise à satisfaire une demande croissante sur le marché mondial et à élargir sa présence sur les contrats à terme (spot).
De ce fait, l’augmentation des capacités de production de GNL a été réalisée grâce à la mise en service de nouveaux complexes de liquéfaction, permettant d’atteindre une capacité totale de production de 56 millions de mètres cube par an.
Dans le secteur de la commercialisation, Sonatrach a réussi à répondre aux demandes du marché intérieur tout en respectant ses engagements à l’échelle internationale. En 2022, la société s’est positionnée en tant que premier fournisseur de gaz de l’Italie et le deuxième de l’Espagne. Elle a également occupé la deuxième place en tant que fournisseur de GNL pour la Turquie et la Grèce.
Face aux évolutions du marché, Sonatrach a l’intention de maintenir ses efforts d’investissement dans le secteur, ayant pour ambition de doubler la production de gaz dédiée exclusivement à l’exportation.
Dans ce contexte, des projets spécifiques ont été identifiés et sont sur le point d’être initiés pour atteindre cet objectif. Parmi ceux-ci figure la mise en place d’un nouveau gazoduc conçu pour le transport du gaz naturel, ainsi que d’hydrogène et d’ammoniac bleu et vert vers l’Italie. D’autres initiatives seront également lancées dans le but d’améliorer l’approvisionnement du marché mondial, tirant parti des récentes découvertes de champs gaziers qui devraient engendrer une augmentation significative des volumes de gaz destinés à l’exportation.
