
Experts internationaux, chercheurs et représentants du monde arabe se se sont réunis, lundi dernier au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger, à l’occasion d’une conférence internationale consacrée à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel immatériel inscrit auprès de l’Unesco.
Organisée par le ministère de la Culture et des Arts, en collaboration avec l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), cette rencontre de deux jours entend renforcer la coopération arabe et internationale dans ce domaine.
Placée sous le thème « Stratégies, pratiques et perspectives de la coopération arabe et internationale », la conférence a été officiellement ouverte par la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda. Elle vise à consolider les efforts conjoints en faveur de la préservation du patrimoine immatériel, de sa transmission aux générations futures et de son rayonnement aux niveaux national, arabe et international.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Hamid Bin Saif Al-Noufali, directeur du département de la culture de l’ALECSO, ainsi que de directeurs de musées nationaux et d’un ensemble d’experts et d’archéologues algériens et arabes.
Les premiers temps de cette rencontre ont été marqués par l’inauguration d’expositions consacrées à la diversité du patrimoine culturel immatériel algérien et aux traditions partagées dans le monde arabe. Des ateliers vivants viennent compléter ce dispositif, en mettant en lumière des pratiques culturelles déjà inscrites sur les listes de l’Unesco, mais aussi des éléments dont les dossiers de candidature sont en cours de préparation.
Au-delà de la présentation des traditions et des savoir-faire, cette initiative a pour objectif de favoriser le partage d’expériences entre spécialistes et institutions culturelles. L’enjeu est notamment de renforcer les mécanismes de sauvegarde, d’améliorer la coordination entre les acteurs concernés et d’accompagner les démarches d’inscription de nouveaux éléments au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Selon les organisateurs, la conférence constitue également un espace de réflexion sur les stratégies à mettre en œuvre pour assurer la pérennité de ce patrimoine, soutenir sa transmission et promouvoir sa reconnaissance à l’échelle internationale. La coopération entre les pays arabes apparaît, à cet égard, comme un levier pour valoriser les héritages culturels communs tout en préservant les particularités propres à chaque société. À travers cette rencontre, Alger veut contribuer au renforcement du dialogue culturel et à la mobilisation des expertises autour d’un patrimoine vivant, dont la sauvegarde repose autant sur la reconnaissance institutionnelle que sur sa transmission et sa pratique au sein des communautés. Zineb Bouzid
