Par O. Houria
Dimanche dernier à Alger, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, a dévoilé les plans pour la tenue d’un vaste atelier national à la fin du mois de janvier prochain. Cet atelier sera dédié à la révision de la loi 98-04 sur la protection du patrimoine culturel. L’objectif principal de cette initiative est d’enrichir le texte existant en comblant les lacunes juridiques identifiées.

Lors de l’inauguration de l’exposition artistique « Journées des arts et de l’architecture d’Alger » au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, Mme Mouloudji a annoncé que l’atelier, prévu pour le 25 janvier prochain, s’inscrit dans le processus de révision de la loi en vigueur depuis 1998. Elle a également encouragé la participation des architectes, chercheurs et artistes à cet atelier.
Evoquant l’objectif de la loi, axé sur la « protection, la préservation et la valorisation » du patrimoine culturel et de l’identité architecturale de l’Algérie, la ministre a précisé que le texte identifie trois catégories de biens culturels. Parmi elles, les biens culturels immobiliers englobent les monuments historiques, les sites archéologiques, ainsi que les ensembles urbains ou ruraux.
« Les questions d’urbanisme sont au cœur des préoccupations de l’Etat, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en tête », a-t-elle soutenu. Pour la ministre, « lier les questions d’urbanisme aux dimensions artistique et esthétique exige davantage d’efforts pour développer une vision à la fois moderniste et authentique dans la création des villes ».
Par ailleurs, Mme Mouloudji a mis en avant les efforts du ministère dans le cadre de sa politique visant à préserver et valoriser le patrimoine architectural. À cet égard, plusieurs centres de recherche ainsi que des établissements à vocation administrative, commerciale ou de formation ont été établis. Ces entités comprennent notamment l’École nationale supérieure de conservation et de restauration des biens culturels (ENCRBC), l’Agence nationale des secteurs sauvegardés (ANSS) et le Centre algérien du patrimoine culturel bâti en terre (Capterre).
De plus, Mme Mouloudji a informé que dans le cadre des initiatives de formation visant la protection et la préservation du patrimoine culturel, le secteur avait récemment orchestré la remise de certificats de qualification, en septembre dernier. Ces certificats ont été décernés à des architectes spécialisés dans les monuments et les sites protégés, augmentant ainsi à 116 le nombre de ces architectes qualifiés répartis à travers 24 wilayas.
A noter que cette première édition des Journées des arts et de l’architecture d’Alger, organisée par la fondation Patrimoine, ville et architecture, sous le patronage du ministère de la Culture et des Arts, « vise à créer une plateforme d’échange d’expériences et d’idées et à donner aux artistes et architectes l’occasion de présenter leurs œuvres dans les domaines des arts et de l’architecture, en focalisant sur les questions de l’innovation, du patrimoine, de la durabilité et de l’identité ». Elle vise également à « encourager le dialogue constructif et rapprocher les arts et l’architecture du grand public ».
L’exposition « Journées des arts et de l’architecture d’Alger » rassemble, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria des architectes, des artistes et des chercheurs venant de plusieurs wilayas. Organisée par la fondation Patrimoine, ville et architecture, créée à Sétif en 2022, cette manifestation se termine aujourd’hui, selon les responsables de la fondation.
