Une Algérie forte, reconnue et respectée sur la scène internationale

Par Chakib Lakeb

La saison des sommets mondiaux 2024 pour les pays du Sud a commencé à Kampala, en Ouganda, du 21 au 23 janvier. Et selon les organisateurs, l’événement historique a réuni au moins 1 500 délégués et plus de 50 chefs d’État de 134 pays qui ont participé au sommet du Groupe des 77+Chine. Le moins que l’on puisse dire est que la présence algérienne a fait forte impression, car comme d’habitude, les déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ont eu un impact fort avec une dimension internationale.


Lors de ce sommet mondial Sud du G77+Chine, l’Algérie a été un acteur remarqué et salué en confirmant sa position sur la scène internationale avec un discours percutant en proposant des solutions efficaces en vue de concrétiser la complémentarité économique et le développement durable.
Pour rappel, l’Algérie est un des États membres qui a eu un rôle important dans la chronologie du Groupe des 77. La première rencontre d’importance a eu lieu à Alger du 10 au 25 octobre 1967 et elle avait engendré la réunion ministérielle du Groupe des 77 où la Charte d’Alger a été adoptée, une structure institutionnelle permanente et des mécanismes nationaux qui, étape par étape, ont conduit à la création des sections du G77 avec des bureaux de liaison à Genève (Cnuced), Nairobi (PNUE), Paris (Unesco), Rome (FAO/FIDA), Vienne (Onudi) et le Groupe des 24 (G24) à Washington (FMI et Banque mondiale). Elle a aussi permis de façonner le programme international et de transformer la situation des pays du Sud.
Depuis la création de ce mouvement, c’est la sixième fois que les États membres se réunissent dans un pays africain, après les sommets en Zambie (1970), en Algérie (1973), au Zimbabwe (1986), en Afrique du Sud (1998) et en Égypte (2009).
Aujourd’hui, l’organisation compte plus de 130 membres. Sa présidence est assurée à tour de rôle par les pays membres d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sur la base de principes régionaux. En tant que plus grande organisation multilatérale de coordination entre les pays en développement, les États membres du G77 représentent plus de 80% de la population mondiale et plus des deux tiers des pays membres de l’ONU. L’Empire du Milieu n’en est pas membre, mais elle soutient et coopère avec le groupe dans le cadre du G77+Chine.
Penchons-nous plus en détail sur la cérémonie d’ouverture, où le président de la République d’Ouganda, Yoweri Museveni, a reçu, dimanche 21 janvier, la présidence tournante du groupe en provenance de Cuba. Le président ougandais a assuré qu’il utiliserait cette position pour promouvoir une augmentation de la production de biens et services des pays du G77+Chine, l’expansion de leurs marchés et l’élimination des obstacles au commerce.
Dans la même lignée, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré que la voix du Groupe des 77 et de la Chine serait toujours essentielle pour le système des Nations unies. Qualifiant le groupe de “champion du multilatéralisme”, M. Guterres a appelé le G77 et la Chine à “défendre un système enraciné dans l’égalité ; défendre un système prêt à renverser l’injustice et la négligence des siècles ; défendre un système qui répond aux besoins de toute l’humanité et non des privilégiés”.
Pour revenir sur l’allocution hautement remarquée et très appréciée du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, représenté par le Premier ministre, Nadir Larbaoui, durant la séance plénière, il a été jugé saisissant et visionnaire, car il était axé sur “la vision de l’Algérie pour l’avenir numérique du monde”, en mettant en évidence plusieurs points fondamentaux à l’instar de la transformation numérique, la réduction du fossé numérique, le financement des startups, l’investissement et l’énergie. Le président Tebboune a insisté sur le fait que la transition numérique présentait à la fois des opportunités et des défis majeurs pour les nations du Sud. Le Président prône la création d’un cadre de coopération commun visant à atténuer le fossé numérique et à encourager l’adoption des technologies de l’information et de la communication au service des objectifs de développement durable, tout en renforçant la souveraineté et la sécurité cybernétique des pays participants.
Le chef de l’État a mis également en avant les efforts de l’Algérie pour se mettre au diapason de la révolution numérique, notamment par la création du Haut-Commissariat à la numérisation. Cet organe suprême est chargé de surveiller, planifier et gérer les propositions stratégiques dans le domaine de la transformation numérique, soulignant ainsi l’engagement de l’Algérie envers l’innovation technologique. Abdelmadjid Tebboune a par ailleurs mis en évidence l’importance du commerce électronique dans le développement de l’Afrique.

Le président Tebboune a plaidé pour l’exploitation des sciences, des technologies et de l’innovation en tant que catalyseurs de la croissance économique et du développement durable. Il a insisté sur la nécessité de valoriser leur contribution à la réalisation des objectifs de développement grâce à des politiques qui favorisent le développement des compétences et la promotion de la recherche scientifique et technologique. Le président Tebboune a reconnu comme moteurs essentiels du développement économique les startups ainsi que les petites et moyennes entreprises, en soulignant qu’il était nécessaire de renforcer le dialogue, la collaboration et l’échange d’expérience dans cette discipline.
Le discours du président de la République a eu un vif écho auprès de tous les États membres du G77+Chine qui ont salué les efforts de l’Algérie.
De plus, force est de constater que le sommet a eu un succès retentissant avec l’impact des propositions du président Tebboune, ce qui a permis l’adoption d’un document final dans le renforcement et l’accélération du développement des écosystèmes de startup dans les pays en développement et, à cet égard, les Etats membres du Groupe des 77 ont pris note de la Déclaration d’Alger pour le développement des startups adoptée lors de la Conférence africaine des startups qui s’est tenue en Algérie les 5 et 6 décembre 2023, ou le président de la République avait déclaré la création d’un pôle d’excellence pour déceler et mettre en valeur les réussites des startups innovantes dans le but de favoriser l’échange d’expériences et la communication entre les États membres du G77.
Le sommet du Groupe des 77+Chine, en cette année historique du 60ᵉ anniversaire, s’est achevé avec la promesse des chefs d’État et de gouvernement des pays membres et de la Chine de promouvoir le commerce entre eux pour “ne laisser personne de côté”, comme le dit la devise du forum.
La présence et l’impact de l’Algérie au sommet du G77+Chine s’inscrit dans la lignée de la politique étrangère ambitieuse du président Abdelmadjid Tebboune en tant que puissance nord-africaine. Le pays a présenter des positions fortes sur les questions régionales et internationales, sur la nouvelle présence solide de l’Algérie dans la région et sur son influence sur les marchés européens de l’énergie. Cette politique a permis à l’Algérie de renforcer sa position de leader régional fort et d’être un acteur majeur en Méditerranée.
L’Algérie s’est affirmée également au sein de l’Union africaine et de la Ligue arabe, sans oublier qu’elle intensifie ses efforts de lobbying dans les capitales étrangères.
Ces dernières années, le président Abdelmadjid Tebboune a rendu à l’Algérie sa position de leader régional fort et son statut de puissance régionale. Il a également misé sur le développement et la diversification de l’économie. Et un des plus importants accomplissements de cette politique étrangère est l’élection de l’Algérie au Conseil de sécurité de l’ONU pour les deux prochaines années. Le président Tebboune aura donc l’occasion de faire entendre sa voix au plus haut niveau de la diplomatie internationale et de jouer un rôle de premier plan dans les principaux dossiers régionaux et internationaux.
L’Algérie, de par sa tradition diplomatique, joue un rôle-clé aussi bien dans le Monde arabe qu’en Afrique, par ses positions intangibles par rapport à la question palestinienne, à la normalisation avec l’entité sioniste et aux conflits en Syrie, au Yémen, en Libye et au Sahara Occidental.

C. L.

ALGER 16 DZ

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Next Post

2e édition des Dialogues sur la prospérité Africaine à Aburi (Ghana) : Le rôle de la société civile dans le renforcement des aspects du partenariat algéro-africain souligné

lun Jan 29 , 2024
Par Ryad Ammour Noureddine Benbraham, président de l’Observatoire national de la société civile (ONSC), a mis en avant samedi dernier à Alger le rôle crucial de la société civile dans le renforcement et le soutien du partenariat entre l’Algérie et l’Afrique. Dans son discours lors du 2e forum « Société civile-L’Afrique […]

You May Like

Alger 16

Le quotidien du grand public

Édité par: Sarl bma.com

Adresse: 26 rue Mohamed El Ayachi Belouizdad

Adresse du journal: 5-7 Rue Sacré-coeur Alger Centre

E-mail:alger16bma@gmail.com

Numéro de téléphone: 021 64 69 37