Par Ammour Ryad
Les travaux du Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye ont commencé hier à Brazzaville (Congo). Le Premier ministre, Nadir Larbaoui, représente le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Les chefs d’État et les représentants des pays membres du Comité, ainsi que des responsables d’organisations internationales et régionales, participent aux délibérations de la 10e session du Comité de haut niveau de l’Union africaine.
Les participants au sommet de Brazzaville étudient les récents développements en Libye, les initiatives pour rapprocher les positions et les moyens de parvenir à un consensus entre les parties libyennes. L’objectif est d’aboutir à une réconciliation inclusive pour mettre fin à la crise politique actuelle et d’organiser rapidement des élections parlementaires et présidentielles.
Les délibérations ont été supervisées par le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, dont le pays assure la présidence du Comité. Les élections générales (parlementaires et présidentielles) prévues fin 2021 en Libye ont rencontré des obstacles, conduisant au report des échéances sans fixation d’une nouvelle date. Les divergences entre les parties libyennes, notamment l’absence d’un accord sur le fondement constitutionnel des élections, ont été la principale raison de ce retard.
Le Sommet de Brazzaville reflète les incessants efforts de l’Afrique pour trouver des solutions africaines aux défis du continent, en évitant toute ingérence étrangère qui pourrait aggraver les crises. Il vise à préserver la souveraineté de la Libye et son intégrité territoriale, des principes que l’Algérie a constamment soutenus lors de divers forums régionaux et internationaux.
Lors de la réunion de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye l’année dernière à Addis-Abeba, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait souligné, dans une allocution lue en son nom, l’impératif de relancer le processus de règlement pacifique de la crise difficile en Libye. Il avait mis en avant les graves répercussions de cette crise sur la sécurité et la stabilité des pays voisins, ainsi que sur toute la région du Sahel. Le président de la République avait annoncé la disponibilité de l’Algérie à contribuer à la réussite du processus de réconciliation nationale libyenne, en collaboration avec l’Union africaine. La 10e session du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye revêt une importance cruciale, intervenant à moins de trois mois de la Conférence nationale de réunification des parties libyennes prévue en avril prochain à Syrte.
Sous la présidence du Président congolais Denis Sassou-Nguesso, le Comité de haut niveau de l’Union africaine rassemble dix pays, à savoir l’Algérie, le Congo, l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Éthiopie, le Niger, la Mauritanie, la Tunisie, le Soudan et l’Ouganda. Une photo souvenir réunit les représentants de ces pays, autour du président président congolais, Denis Sassou-Nguesso.
