Par G. S. E.
Abderrezak Bouamra, directeur général de l’Institut national de la santé publique, a mis en avant, mercredi dernier à Alger, l’importance de lutter contre les habitudes alimentaires malsaines qui pourraient causer de l’obésité chez les enfants.

Dans une allocution prononcée en marge de la rencontre-débat intitulée : « L’obésité et l’enfant, agissons dès aujourd’hui pour un avenir plus sain », Abderrezak Bouamra a assuré que l’obésité est une maladie qui constitue un risque pour de possibles pathologies chroniques. Il a mis en avant dans ce sens » la nécessité de lutter contre les habitudes alimentaires malsaines chez les enfants qui sont parmi les causes de ce problème de santé publique ».
M. Bouamra a Déploré les publicités destiné aux enfants et qui font la promotion de produits alimentaires malsains. Selon lui, les efforts de sensibilisation doivent être dirigés particulièrement vers la tranche d’âge comprise entre 5 et 11 ans, au-delà de laquelle il est « plus difficile d’agir ». Il a appelé à la mobilisation de tous les acteurs qui entourent l’enfant à savoir les enseignants, les parents et les médias. Pour sa part, Djamila Nadir, sous-directrice en charge des maladies non transmissibles (MNT) au ministère de la Santé, a mis en exergue la nécessité d’inverser la courbe progressive de cette maladie, proclamant des actions de sensibilisations intenses en vers les parents et les professionnels de la santé qui sont priées de « détecter les enfants susceptibles de basculer vers l’obésité et à intervenir pour leur prise en charge ».
Rappelons que, selon des études établies par l’Organisation mondiale de la santé, une forte tendance d’augmentation de la prévalence de cette “épidémie” serait présente en Algérie. Cette augmentation pourrait poser ultérieurement un grand problème de santé publique.
Les adultes seraient encore plus touchés par cette maladie. Il est nécessaire d’entreprendre une surveillance épidémiologique précoce des enfants, et d’instaurer un système de prévention visant toutes les tranches d’âges. Un système, tel un observatoire de l’état nutritionnel, est à mettre en place en toute urgence.
