Le gaz naturel, véritable moteur de la croissance économique

Par G. Salah Eddine

Dans un contexte mondial en constante évolution, de récentes études suggèrent une tendance à la hausse des prix du gaz au cours des prochaines années. Ces prévisions soulèvent des questions cruciales quant à son impact sur les économies des pays gaziers, qui dépendent largement de cette source énergétique.


Malgré une baisse notable en 2023, les experts indiquent une hausse des prix du gaz naturel dans les prochaines années. Des observations qui devraient ravir les dirigeants des pays gaziers qui aborderont les contours de l’industrie gazière et tenteront de la booster.
Les économies de pays tels que le Qatar, la Russie, L’Iran et bien sûr l’Algérie ainsi que plusieurs nations du Moyen-Orient reposent sur les revenus générés par l’exportation de gaz naturel. Les prix du gaz, fluctuant sur la scène internationale, jouent un rôle crucial dans la stabilité économique de ces nations. La projection d’une hausse des prix ouvre la porte à des opportunités significatives pour ces pays gaziers. Des opportunités qui devraient voir une production massive et un investissement dans les infrastructures gazières. L’Algérie devra se mettre à produire du gaz liquéfié pour concurrencer les grands leaders dans le domaine à savoir la Russie te le Qatar qui réalisent des chiffres beaucoup plus conséquents que l’Algérie. Contrairement aux autres sources énergétiques, le caz est encensé pour ses caractéristiques peu polluantes ; c’est une source d’énergie non nocive contrairement à plusieurs autres énergies. Les bénéfices du gaz sont principalement liés à son bon rendement énergétique et à ses avantages environnementaux : sa combustion n’émet pas de poussières, peu de dioxyde de soufre (SO2), peu d’oxyde d’azote (NO2) et moins de dioxyde de carbone (CO2) que d’autres sources. Cependant, ses ventes sont beaucoup moins conséquentes que d’autres énergies plus nocives. Des solutions gazières auraient pu exister pour préserver l’environnement mais les pays dépourvu en cette ressource ne souhaiteraient pas investir dedans.
Sur le long terme, le gaz a tout le potentiel pour remplacer le pétrole et d’autres sources d’énergie. Cette thématique sera au cœur des pourparlers du 7e sommet du GECF. Il convient de se souvenir de l’allocution du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, prononcée lors du 6e Sommet du GECF en février 2022 à Doha (Qatar), dans laquelle il a déclaré que le gaz naturel est l’énergie du présent et du futur et qu’il s’agit d’une énergie propre, flexible et accessible, voire la meilleure en matière de protection de l’environnement. Le chef d’État avait affirmé que le gaz avait une place importante dans les relations économiques internationales et que son développement nécessitait des investissements considérables ainsi que des solutions technologiques efficaces pour améliorer sa qualité en tant qu’énergie propre.
L’Union internationale du gaz (UGI) a mené une étude intitulée « Avenir durable, alimenté au gaz » qui a souligné les avantages de l’énergie, qui répond selon elle aux objectifs de développement durable de l’ONU ainsi qu’aux exigences économiques. Dans ce document, il est souligné que le gaz continue d’être un facteur important de croissance et de progrès social, ayant un impact direct sur la santé et la qualité de vie des populations en raison de sa combustion plus propre. Plusieurs secteurs en bénéficient pour promouvoir le confort et donc la qualité des performances générales. Les secteurs de l’éducation, de l’industrie et du transport voient le gaz comme une composante primordiale pour leur fonctionnement.
Plusieurs facteurs contribuent à la hausse anticipée des prix du gaz, parmi lesquels une demande mondiale croissante, des défis techniques liés à l’exploitation des gisements, et des évolutions géopolitiques. Ces éléments combinés créent un environnement propice à une augmentation significative des prix, offrant ainsi des perspectives nouvelles pour les nations dépendantes du gaz. En effet, en investissant judicieusement dans les infrastructures gazières, ces nations peuvent renforcer leur position sur le marché mondial, attirant de nouveaux investisseurs et partenaires commerciaux. Historiquement vulnérables aux fluctuations des prix des hydrocarbures, les pays gaziers peuvent utiliser cette période de hausse des prix pour diversifier leur économie. Les revenus supplémentaires peuvent être réinvestis dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les technologies et les industries de pointe, réduisant ainsi la dépendance aux ressources fossiles.
Une diversification de l’économie algérienne qui repose aujourd’hui principalement sur les revenus des exportations de gaz et de pétrole, est primordiale pour le développement futur de ce pays. Cette idée est au cœur du projet économique du président de la République, Abdelmajid Tebboune. Cela permettrait également à l’Algérie de promouvoir sa position dans l’économie mondiale et d’intégrer plus facilement les BRICS. Ces même BRICS qui n’ont pas admis l’Algérie en tant que pays membre malgré l’appui de la Chine qui a d’énormes intérêts à voir le payx intégrer cette alliance économique prometteuse.
Une gestion avisée des revenus générés par la hausse des prix du gaz pourrait également contribuer à atténuer les disparités régionales. En investissant dans des projets régionaux, ces nations peuvent promouvoir un développement équilibré, renforçant les infrastructures, l’éducation, et les services sociaux dans toutes les régions du pays. Après avoir pris en compte tous ces avantages, notons que l’Algérie atoujours accordé une grande importance aux initiatives liées à l’électrification et à la distribution du gaz naturel. Les actions entreprises dans ce sens ont permis au pays d’atteindre des niveaux remarquables en matière de connectivité avec les réseaux électriques et gaziers, atteignant 98% pour l’électricité et plus de 65% pour le gaz. Ce taux pour le gaz est certes remarquable au niveau africain, mais devra être augmenté pour atteindre les 90% à travers le pays.
Le GECF devra également étudier l’impact économique des grandes entreprises, dont TotalEnergies qui détient une grosse part de marché à elle seule. Le géant énergétique français a réalisé un profit net record de 21 milliards de dollar en 2023 malgré la baisse des prix.
Les discussions et les décisions du GECF lors de cette 7e édition s’annoncent pionnières et décisives dans l’économie énergétique mondiale de demain.

ALGER 16 DZ

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