Par G. Salah Eddine
Le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a annoncé, dimanche dernier à Alger, que le secteur industriel national compte contribuer à hauteur de 10% au PIB de l’Algérie à l’horizon 2027, contre une contribution actuelle de 4,1%.

Ces propos interviennent dans un contexte où le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a récemment affirmé que le Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Algérie devrait approcher les 400 milliards de dollars d’ici à 2026. Cette projection économique souligne l’importance cruciale d’une contribution signficative de l’industrie. Intervenant au Forum du quotidien El Moudjahid, Ali Aoun, le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, a révélé que son secteur augmentera son apport à ce PIB de 10% d’ici à 2027. Le ministre a déclaré que l’industrie locale a «pour ambition de contribuer de manière plus importante au PIB du pays à travers l’ensemble des secteurs, dont ceux de l’automobile, du ciment, du pharmaceutique et de la transformation, notamment agroalimentaire». Le ministre a particulièrement mis en avant les secteurs automobiles et pharmaceutiques, soulignant qu’ils représentent des marchés attractifs susceptibles d’intéresser à la fois les investisseurs locaux et étrangers. En outre, M. Aoun a mis en lumière les progrès réalisés dans diverses filières industrielles grâce à la mise en place d’une feuille de route du ministère axée sur le développement des filières industrielles à fort potentiel et le renforcement de la chaîne de valeur. Ces avancées concernent notamment les secteurs de l’agroalimentaire, de la sidérurgie, de la chimie, de la mécanique, du textile, des matériaux de construction et de l’industrie pharmaceutique.Un autre objectif de cette feuille de route, selon le ministre, est de lever les obstacles et contraintes entravant les projets existants, de renforcer les mécanismes d’accompagnement des entreprises industrielles publiques et privées pour accroître leur compétitivité, et de contribuer aux réformes visant à dynamiser l’activité économique inutilisée. Il a également mis en avant que certaines de ces réformes visent à améliorer la gouvernance des entreprises publiques, en rappelant la stratégie de son ministère visant à instaurer un dispositif visant à améliorer la gouvernance des groupes publics, notamment à travers l’utilisation de contrats de performance. Notons que si l’Algérie atteint un PIB supérieur à 400 milliards en 2027 et que le secteur de l’indutsrie constitue à hauteur de 10% de ce PIB c’est-à-dire environ 40 milliards de dollars, le secteur de l’industrie algérien deviendra l’un des plus rentables d’Afrique.
