Par Kheireddine B.
À l’aube d’une nouvelle échéance électorale, l’Algérie se prépare à une étape cruciale de son histoire politique. Le président Abdelmadjid Tebboune a récemment annoncé sa décision de briguer un second mandat à la tête de l’État. Dans cette optique, il a dévoilé les grandes lignes de son programme électoral, mettant l’accent sur deux axes majeurs : la finalisation des projets en cours et la poursuite des efforts pour assurer un avenir prospère à l’Algérie.

En effet, le chef de l’Etat a annoncé son intention de se présenter pour un second mandat présidentiel lors de son entrevue médiatique périodique au Palais du peuple, diffusée jeudi soir par la Télévision algérienne. Cette décision, selon lui, « répond à la demande de plusieurs partis et organisations politiques et non politiques et de la jeunesse ».
« Les importantes réalisations accomplies, dont je suis fier, ont été concrétisées grâce au peuple algérien », a déclaré le président Tebboune, rappelant qu’il s’était présenté lors de sa première candidature comme « le candidat de la jeunesse et de la société civile ». Il a ajouté : « Le pire dans de tels parcours c’est de rester au milieu du gué avant d’arriver à bon port. »
Le Président a exprimé sa gratitude envers les partis politiques qui l’ont soutenu et a affirmé qu’il poursuivra sur cette lancée en tant que candidat pour un deuxième mandat. Il a souligné que l’Algérie est désormais « un pays redouté militairement, politiquement et sur d’autres plans » et que « tout le monde reconnaît ses exploits, l’adversaire avant l’ami ».
M. Tebboune a indiqué que la prochaine étape, s’il est plébiscité par le peuple, sera consacrée à « l’ancrage de ce qui a été initié ». Il a également rappelé que son mandat actuel avait été effectivement réduit à deux ans et demi, les efforts ayant été concentrés, les deux premières années, sur la lutte contre la îçaba et les conséquences de la pandémie de Covid-19.
« Les Algériens sont aujourd’hui conscients que leur pays est en sécurité », a-t-il poursuivi. « Ils ont le droit d’accepter ou de refuser », a-t-il dit en référence à son annonce de candidature, rappelant que « le peuple est souverain ». Et d’exprimer sa « foi profonde, depuis son plus jeune âge, dans les capacités de l’Algérie à écrire l’histoire ». Le président de la République est, par ailleurs, revenu sur d’anciennes pratiques délétères qui, a-t-il dit, « rappellent aux Algériens un passé douloureux alors que nous parlons d’Algérie nouvelle ». Ces pratiques « doivent cesser », a-t-il insisté.
Dans ce sillage, Le président de la République a réaffirmé que « l’Algérie et son peuple ont triomphé de la ‘contre-révolution' », tout en mettant en garde contre « les résidus et les opportunistes à l’affut ». Il a rappelé leurs tentatives de créer un climat d’instabilité par des actes de sabotage, des agressions contre le corps médical, et des efforts pour provoquer des pénuries, ajoutant que « ces pratiques n’étaient pas sans contrepartie ».
« La cinquième colonne mobilisée par des parties étrangères participe de cette même entreprise, plusieurs pays souhaitant l’instabilité de l’Algérie car sa stabilité est synonyme de puissance dans plusieurs domaines », a expliqué le président de la République. « Les Algériens ont compris aujourd’hui que la bataille était réelle et que nous avons franchi de grands pas vers la victoire », a-t-il enchaîné.
Le président Tebboune a ensuite évoqué le rôle crucial de la communauté algérienne à l’étranger dans le développement du pays, soulignant les efforts de l’État pour protéger leurs intérêts, ce qui a renforcé leur sentiment patriotique.
Concernant sa récente visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tizi Ouzou, le Président l’a qualifiée de « réussie sur tous les plans ». Après avoir exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux reçu, il a affirmé que « la wilaya de Tizi Ouzou mérite toute l’attention ».
