Par Cheklat Meriem
Lundi dernier à Alger, le Centre culturel de Djamaâ El Djazaïr a accueilli une rencontre intellectuelle et littéraire durant laquelle les participants ont manifesté leur soutien à la cause palestinienne, dans le contexte du génocide perpétré contre le peuple palestinien à Ghaza.

Dans une allocution prononcée au nom du recteur de Djamaâ El Djazaïr, cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini, le directeur de cabinet de l’institution, Bouzid Boumediene, a déclaré que « la Palestine est profondément enracinée dans la pensée des intellectuels, notamment à travers la poésie et la littérature ». Il a rappelé que de nombreuses figures algériennes ont abordé la question palestinienne dans leurs écrits pour dénoncer ce qu’il qualifie de complot mondial contre la Palestine, tout en réaffirmant la conviction du peuple algérien quant à la justesse de cette cause.
Le recteur a évoqué les contributions des intellectuels algériens du Mouvement national, tels que Abdelhamid Ben Badis, Cheikh Mohamed Bachir El Ibrahimi et Kateb Yacine, ce dernier ayant dédié plusieurs de ses œuvres théâtrales à la cause palestinienne, notamment Palestine trahie.
Il a également rappelé que la première génération d’intellectuels algériens, pionniers du Mouvement national, avait instauré une tradition de soutien aux luttes de libération à travers le monde, citant la Guerre de libération de 1954 comme exemple. Selon lui, les questions sahraouie et palestinienne demeurent des priorités pour l’Algérie et son président, Abdelmadjid Tebboune.
Par ailleurs, les enseignants universitaires Mechri Benkhalifa et Rabah Kheddouci ont souligné que « l’intellectuel algérien considère la cause palestinienne comme sienne », à travers divers genres littéraires exprimant la souffrance humaine face à l’injustice et au génocide subis par le peuple palestinien.
Le poète Achour Fenni a conclu en affirmant que la cause palestinienne est « une question nationale et éducative », saluée par de nombreux poètes à travers.
