Par Kheireddine B.
C’est officiel. L’Algérie vient de franchir une étape significative dans son positionnement international.

Samedi dernier lors de la réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de la banque du groupe des BRICS à Cape Town, en Afrique du Sud, une décision historique a été prise : l’adhésion officielle de l’Algérie à cette institution financière, a révélé le ministère des Finances dans un communiqué.
Le communiqué précise qu' »à l’issue de la 9e réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de la Nouvelle banque de développement (New Development Bank-NDB), tenue le 31 août à Cape Town (Afrique du Sud), l’adhésion de l’Algérie à cette institution a été officiellement approuvée ». La présidente de la NDB, Dilma Rousseff, a confirmé cette décision lors d’une conférence de presse après les travaux du Conseil des gouverneurs.
Dans ce contexte, le ministère des Finances indique : « Avec son adhésion en tant que membre de cette importante institution de développement, bras financier du groupe des BRICS, l’Algérie franchit une étape majeure dans son processus d’intégration au système financier mondial et devient ainsi le 9e pays membre de la NDB. »
Cette adhésion résulte selon la meme source d’une évaluation « rigoureuse » et a été approuvée en grande partie grâce à la solidité des indicateurs macroéconomiques du pays, témoignant de la résilience de son économie.
Ainsi, le communiqué précise : « Les performances remarquables enregistrées ces dernières années, en matière de croissance économique, soutenues par des réformes multisectorielles, ont permis à l’Algérie d’être considérée, grâce aussi à son classement récent en tant qu’économie émergente de tranche supérieure, comme un partenaire fiable et dynamique au sein de cette institution. » Le ministère ajoute que l’adhésion à la NDB offre désormais à l’Algérie de nouvelles perspectives pour soutenir et renforcer son essor économique à moyen et long terme.
Pour rappel, la NDB, créée en 2015 par le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), est une banque multilatérale de développement dont la mission principale est de mobiliser des ressources pour financer des projets de développement durable dans les marchés émergents et les pays en développement.
Il convient de rappeler que l’Algérie avait exprimé son souhait de faire partie de la NDB dès 2023, proposant une contribution initiale de 1,5 milliard de dollars. Le gouvernement algérien a suivi attentivement les étapes pour rejoindre cette banque, qui a été créée par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.
En avril 2024, Laaziz Faïd, ministre des Finances, avait indiqué que l’adhésion de l’Algérie à la NDB était presque finalisée et suivait le planning prévu. Il avait précisé que les détails de la participation algérienne au capital de la banque étaient en cours de discussion, sous la supervision du président Abdelmadjid Tebboune.
Il est important de noter que l’Algérie, qui souhaitait également faire partie des Brics, n’avait pas été sélectionnée lors de l’annonce des nouveaux membres, en août 2023. Les cinq pays fondateurs avaient alors choisi d’intégrer six nouveaux pays : l’Argentine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Arabie Saoudite, l’Iran et les Émirats arabes unis. L’Argentine a ensuite décidé de ne pas rejoindre le groupe.
En octobre 2023, le président Tebboune avait déclaré que la question de l’adhésion aux Brics était terminée, tout en soulignant l’importance de la NDB pour l’avenir économique de l’Algérie.
