Par Cheklat Meriem
Le ministre des Finances, Laaziz Faid, a mis en avant l’engagement indéfectible du gouvernement à soutenir le marché financier algérien, lors d’un atelier centré sur la thématique de la dynamisation et de la stratégie pour un marché financier performant.

Organisé par la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob) en collaboration avec l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance (UAR), cet événement a réuni des acteurs-clés du secteur économique, dont le ministre de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, Yacine Oualid, le président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), Ali Kadri, ainsi que les directeurs généraux des banques et compagnies d’assurance.
M. Faid a exprimé la volonté du gouvernement de renforcer les mécanismes de financement existants pour améliorer l’efficacité et l’attractivité du marché. Il a encouragé les participants à redoubler d’efforts pour dynamiser le secteur financier, facilitant ainsi l’accès au financement, en particulier via la Bourse. L’objectif principal, a-t-il précisé, est de promouvoir les investissements et de stimuler la croissance économique dans un contexte où le pays aspire à diversifier son économie.
Une coopération
Le ministre a insisté sur le fait que le succès de cette dynamique repose sur une coopération étroite entre toutes les parties prenantes : «Le ministère des Finances et l’ensemble du gouvernement sont déterminés à soutenir la transformation de notre marché financier. La diversification de notre économie nationale et la dynamisation du marché sont étroitement liées. Cette coopération doit se traduire par des réformes concrètes visant à encourager un accès facilité au financement pour les entreprises.
M. Faid a également déclaré que la contribution actuelle du marché financier au financement de l’économie nationale demeure limitée, ce qui représente un défi majeur à surmonter. Il a fait état du potentiel inexploité de la Bourse d’Alger, qui pourrait jouer un rôle central dans l’orientation des entreprises vers le marché des capitaux. Il a encouragé toutes les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, à envisager l’option de l’introduction en Bourse pour diversifier leurs sources de financement, renforcer leur gouvernance et accroître leur compétitivité.
En termes de stratégie, le ministre a détaillé plusieurs axes-clés qui guideront les futures initiatives dans le secteur. Il a évoqué la nécessité de réformes réglementaires et institutionnelles pour établir un cadre stable, conforme aux normes internationales. Cette démarche vise à garantir transparence et protection des investisseurs, éléments essentiels pour renforcer la confiance dans le marché financier.
explorer de nouvelles orientations
Un autre axe majeur de cette stratégie concerne l’innovation financière. M. Faid a fait part de la volonté du ministère d’explorer de nouvelles orientations, telles que la finance verte et islamique, afin d’intégrer des produits financiers novateurs qui répondent aux besoins variés des entreprises. Ces solutions modernes sont perçues comme des options prometteuses pour attirer davantage d’investisseurs et diversifier les instruments financiers disponibles sur le marché.
Le ministre a également plaidé pour la mise en place de programmes d’éducation financière. Ces initiatives visent à familiariser les opérateurs économiques avec les instruments du marché financier, les incitants à y participer activement. Il a proposé la création d’un département spécifique à la Bourse d’Alger dédié aux PME et startups, facilitant leur accès aux capitaux nécessaires à leur développement et à leur croissance.
Youcef Bouznada, président de la Cosob, a quant à lui mis en lumière l’importance de cet atelier dans le cadre de la dynamique que connaît le marché financier algérien. Il assuré que les directives du ministre des Finances visent à renforcer les capacités et les compétences des cadres actifs dans le domaine, afin de les aligner sur les évolutions récentes de ce secteur économique vital.
De son côté, Youcef Benmicia, président de l’UAR, a qualifié cet événement de «point de départ» pour une nouvelle dynamique du marché financier. Il a mis l’accent sur le rôle crucial des intermédiaires dans l’organisation des opérations de négociation des valeurs mobilières, affirmant que ce forum constitue une opportunité-clé pour discuter des stratégies à adopter pour améliorer l’attractivité du marché financier algérien.
En somme, cet atelier est une étape cruciale vers la mise en œuvre d’une stratégie concertée pour dynamiser le marché financier en Algérie. Les engagements pris par les autorités et les acteurs du secteur témoignent d’une volonté collective de renforcer l’infrastructure financière du pays, d’attirer de nouveaux investissements et de garantir un développement économique durable. Le chemin à parcourir est encore long, mais les bases sont désormais posées pour transformer le paysage financier algérien et faire de la Bourse d’Alger un acteur central dans le financement de l’économie nationale.
