
Après une profonde restructuration, Alpine mise cette saison sur Pierre Gasly pour poursuivre la dynamique positive amorcée fin 2024.
Pour sa troisième année au sein de l’écurie franco-britannique, le Normand de 29 ans incarne la stabilité après une saison marquée par de nombreux changements. Malgré une année 2024 difficile, Gasly a su tirer son épingle du jeu, décrochant un podium et une dixième place au classement des pilotes, contribuant également à la sixième position d’Alpine chez les constructeurs, un résultat inespéré après un début de saison laborieux.
Avec le départ d’Esteban Ocon vers Haas, Gasly devient le leader de l’équipe, épaulé par le jeune Jack Doohan, qui a disputé son premier Grand Prix à Abou Dhabi l’an dernier. Conscient de son rôle central, il confie à l’AFP : «Je sais que l’équipe compte beaucoup sur mes retours techniques. Cette responsabilité me motive.»
Oliver Oakes, directeur de l’écurie arrivé en août dernier après un début de saison catastrophique, souligne que Doohan s’adapte bien : «Les jeunes pilotes sont aujourd’hui mieux préparés, ce qui réduit le risque de les lancer en F1.» Avec l’appui de Flavio Briatore, appelé par Renault pour redresser l’équipe, et du nouveau directeur technique David Sanchez, ancien de Ferrari, Alpine semble retrouver un nouvel élan après sa belle quatrième place en 2022.
En quête de stabilité, l’équipe aborde 2025 plus sereinement, avant d’adopter un moteur Mercedes en 2026. La décision de stopper la fabrication de son propre moteur étant définitive, les ingénieurs de Viry-Châtillon veulent réussir leur dernière saison avec Renault.
Les essais de Bahreïn ont montré une monoplace bien plus compétitive qu’en début 2024. «L’équipe a bien travaillé cet hiver. Il fallait une base solide, car nous devrons rapidement nous concentrer sur 2026», explique Oakes.
Après la fin encourageante de 2024, Gasly espère se battre régulièrement pour le Top 10 : «Une nouvelle dynamique s’est installée. La concurrence sera rude, mais l’objectif est d’être dans les points.»
À l’approche du premier Grand Prix à Melbourne, le Français affiche son optimisme : «Dès mes premiers tours, j’ai senti une vraie différence. La voiture est plus saine, il y a bien plus de sérénité qu’il y a un an. C’est presque le jour et la nuit.»
