Rencontre périodique du Président de la république avec des représentants des médias nationaux: Une Vision Stratégique selon des experts

Lors de l’émission «Hadith Al-Djazair» diffusée hier sur la chaîne de télévision AL24 News, des experts ont analysé les différentes interventions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias.

Dans une entrevue de haute portée stratégique, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé avec fermeté les ambitions de l’Algérie pour un avenir souverain et prospère. De la sécurité hydrique et alimentaire à la numérisation, passant par les défis géopolitiques et l’implication des jeunes dans la gouvernance, cette intervention a mis en lumière une volonté politique inébranlable face aux défis du XXIᵉ siècle.

Un Cap Inflexible sur la Sécurité Hydrique
Face à l’urgence climatique et aux impératifs de souveraineté, le président Tebboune a insisté sur l’énorme avancée réalisée en matière d’approvisionnement en eau potable. Loin des promesses creuses, l’Algérie s’appuie sur des mesures concrètes. Selon Anis Boukeider, professeur en sciences politiques et relations internationales, «le chef de l’État a rappelé que quatre stations de dessalement de l’eau de mer ont été mises en service, mais que le défi demeure de garantir l’autosuffisance dans ce domaine». Il précise avec force que «72% des besoins en eau potable sont actuellement couverts grâce au dessalement, le reste étant assuré par les nappes souterraines et les barrages». Dans un contexte où l’eau devient une arme géopolitique, cette stratégie place l’Algérie en position de résilience face aux crises à venir.

Autosuffisance Alimentaire : Une Révolution en Marche
L’Algérie avance à grands pas vers un modèle agricole affranchi des dépendances extérieures. La mobilisation des agriculteurs du Sud a impulsé une dynamique sans précédent. Dr. Fatah Boutbigh, député et membre permanent du Parlement africain, ne cache pas son enthousiasme : «Le président a salué les progrès réalisés par les agriculteurs, soulignant leur capacité à relever le défi de la diversification des cultures et à répondre à la demande nationale». Cette métamorphose va de pair avec la création d’une société publique dédiée à la gestion des stations de dessalement, garantissant ainsi une souveraineté totale sur cette ressource vitale. «L’atteinte de l’autosuffisance en blé dur et la compétitivité des produits algériens sur les marchés du Golfe illustrent les avancées réalisées», ajoute-t-il. Un bouleversement qui pourrait redéfinir la place de l’Algérie sur la scène agroalimentaire mondiale.

Numérisation : la fin d’une ère d’opacité
L’ère du flou administratif et des estimations arbitraires touche à sa fin. Le président Tebboune place la numérisation au cœur de la transformation de l’État, un levier puissant contre les abus et la corruption. Oussama Bouchmakh, professeur en sciences politiques et relations internationales, en expose toute la portée : La numérisation permet d’éliminer les zones d’ombre et d’éviter les surestimations de données. Avant sa mise en place, on estimait que l’Algérie comptait 24 millions de têtes ovines, alors que le chiffre réel avoisinait 17 millions. Où allaient les fonds destinés aux 7 millions de têtes fictives ?». Une question qui en dit long sur l’urgence de cette réforme. Grâce à la digitalisation, les ressources sont désormais orientées vers les véritables priorités, marquant un tournant radical dans la gouvernance économique du pays.

Une Réforme Sociale Engagée contre le chômage
La bataille contre le chômage ne se limite plus aux discours bienveillants. L’Algérie a pris une décision audacieuse : soutenir directement les jeunes en difficulté grâce à une allocation chômage maintenue et renforcée. Saud Kasri, membre de la commission des affaires étrangères au Parlement, salue cette initiative révolutionnaire : «Cette initiative a rempli plusieurs objectifs, notamment la mise en place d’un cadre progressif et organisé pour faciliter l’intégration professionnelle des bénéficiaires». Une mesure qui, bien que coûteuse, s’inscrit dans une vision plus large, celle d’une Algérie qui ne laisse aucun de ses citoyens sur le bord du chemin.

Jeunesse et Renouveau Politique : Un Changement de Paradigme
La politique algérienne est en pleine mutation, portée par la volonté présidentielle de confier les rênes du pays à une nouvelle génération. Le professeur Zohir Bouamama met en lumière cette ambition : «Si le président parvient, d’ici la fin de son deuxième mandat, à renouveler l’élite politique en intégrant des compétences émergentes, cela figurera parmi ses réalisations les plus notables». Une transformation qui ne se limite pas aux intentions : des mécanismes législatifs concrets ouvrent désormais la voie aux jeunes pour qu’ils s’imposent sur la scène politique et électorale. Le professeur Samir Bouïssa renchérit sur cette approche novatrice : «L’approche du Président ne se limite pas à garantir des opportunités économiques ou sociales aux jeunes, mais va jusqu’à leur assurer un accès aux responsabilités politiques, en leur permettant d’occuper progressivement des postes clés au niveau local, régional et national». Plus qu’une simple ouverture, c’est un véritable appel au changement, un pari sur l’avenir qui pourrait redessiner durablement le paysage politique du pays.

Un Dialogue National comme Pilier du Renouveau Politique
Par ailleurs, le président de la République a réaffirmé, lors de son entrevue périodique avec les représentants des médias, que le dialogue national demeure un axe fondamental pour la consolidation de la stabilité politique en Algérie. Cette initiative, annoncée dès son investiture, vise à réunir les différents acteurs politiques, économiques et sociaux afin de tracer une feuille de route commune pour l’avenir du pays. Dr. Fatih Boutebik, député et membre du Parlement africain, a souligné l’importance de ce dialogue dans le redressement du pays : «Ce dialogue doit permettre une remise en question profonde de notre système de gestion et de nos valeurs, afin de préserver les acquis et promouvoir une gouvernance transparente et efficace. La présidence entend renforcer l’esprit nationaliste et participatif en misant sur la franchise et la responsabilisation des parties prenantes.»
Dans cette optique, Massoud Kasri, membre de la Commission des affaires étrangères du Parlement, insiste sur la portée de cette initiative : «Le Président ne veut pas d’un simple dialogue de forme, mais d’un espace de propositions constructives. La participation des forces politiques et de la société civile doit déboucher sur des solutions concrètes pour répondre aux attentes des Algériens.»

L’Algérie et l’Afrique
Sur le plan continental, l’Algérie s’affirme avec force comme un pilier incontournable du développement et de la stabilité en Afrique. En l’espace de cinq ans, elle a déployé une série d’initiatives ambitieuses, consolidant son influence et tissant des alliances stratégiques avec ses voisins et bien au-delà. Le professeur Mourad Kouachi, expert en économie, souligne l’ampleur des avancées réalisées : «L’Algérie a réactivé son ancrage africain avec l’ouverture de succursales bancaires en Mauritanie et au Sénégal, le projet stratégique du gazoduc transsaharien Nigeria-Algérie, et la construction de l’autoroute transsaharienne reliant Tindouf à Zouerate en Mauritanie. Ces infrastructures illustrent un engagement réel pour le développement africain.»
Mais au-delà des projets économiques, c’est une vision panafricaine que l’Algérie défend avec détermination. Oussama Bouchmakh, spécialiste des relations internationales, insiste sur cette politique fondée sur la souveraineté et la solidarité :
«Le Président a été clair : l’Algérie ne poursuit aucun agenda caché en Afrique. Elle plaide pour une Afrique aux Africains, et met ses ressources et son expertise au service des peuples du continent. L’initiative algérienne de former plus de 60 000 cadres africains depuis l’indépendance en est la preuve tangible.»

La crise diplomatique franco-algérienne
Face aux turbulences récurrentes dans les relations avec la France, le président Tebboune adopte une ligne de conduite marquée par le réalisme et la fermeté, refusant de se laisser entraîner dans le tumulte des polémiques stériles. Ayant délégué cette affaire à son Chef de diplomatie, M. Ahmed Attaf, le Président a affirmé qu’il a une grande confiance en Attaf qu’il estime être un diplomate «compétent».
Le professeur Anis Boukedir, spécialiste en relations internationales, analyse cette posture stratégique :
«Le Président a démontré une maturité politique en ne se laissant pas entraîner dans des querelles inutiles. Il a souligné que l’Algérie se concentre sur ses relations avec le président français et les institutions officielles, écartant ainsi toute dérive populiste ou médiatique.»
Une approche qui vise à préserver des intérêts bien définis, comme l’explique Samir Bouaïssa, expert en diplomatie : «L’Algérie ne cherche pas à envenimer ses relations avec la France, mais à les structurer sur une base de respect mutuel. Elle continue à protéger sa diaspora en France et à réclamer l’application stricte des accords migratoires entre les deux pays.»

L’Axe Algérie-Italie
À l’opposé du lien complexe avec Paris, la relation entre Alger et Rome se distingue par son pragmatisme et son absence de contentieux colonial. Ici, l’Algérie trouve un véritable partenaire stratégique.
Le professeur Mourad Kouachi met en lumière cette entente exemplaire : «L’Italie considère l’Algérie comme un partenaire économique et énergétique de premier plan. En retour, l’Algérie utilise l’Italie comme plateforme de redistribution de son gaz en Europe et travaille sur des projets d’exportation d’hydrogène vert. L’absence de condescendance historique permet une relation saine et équilibrée.» Un modèle de coopération qui illustre la volonté algérienne de tisser des liens fondés sur l’intérêt mutuel et le respect, loin des relents postcoloniaux qui compliquent encore certaines alliances.

Une Diplomatie Multilatérale avec les Grandes Puissances
Refusant de se laisser enfermer dans une seule sphère d’influence, l’Algérie mène une politique étrangère audacieuse, misant sur une diversification de ses partenariats avec les grandes puissances mondiales. Dr. Fatih Boutebik décrypte cette stratégie : «L’Algérie ne se trouve pas en isolement diplomatique, comme certains le prétendent. Elle entretient des relations de coopération approfondies avec Washington, Moscou et Pékin. Que ce soit dans les domaines énergétique, militaire ou technologique, l’Algérie veille à établir des alliances fondées sur le respect mutuel et l’intérêt national.»

Une Vision Affirmée pour l’Avenir
À travers cette entrevue, le président Tebboune a posé les jalons d’une Algérie résolument tournée vers l’avenir. Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé sa volonté d’inscrire l’Algérie dans une dynamique de modernisation et d’indépendance économique. Une stratégie globale qui, si elle est menée à terme, pourrait marquer un tournant décisif dans l’histoire contemporaine de l’Algérie.
Reste à voir si cette dynamique ambitieuse portera ses fruits et si elle parviendra à transformer ces engagements en avancées tangibles pour le peuple algérien et pour la stabilité régionale.
G. Salah Eddine

ALGER 16 DZ

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