
Dans la nuit du dimanche-lundi, sur le parquet brûlant de la Gainbridge Fieldhouse d’Indiana, les New York Knicks ont sorti une performance de légende, renversant les Indiana Pacers (106-100) après avoir été relégués à 20 points dans le deuxième quart. Une victoire qui relance les Knicks dans la série (2-1) et redonne du feu au rêve new-yorkais. On pensait les New York Knicks au bord de l’asphyxie. Menés 2-0 dans la série, baladés dans les deux premiers matchs au Madison Square Garden, ils débarquaient en Indiana dos au mur, à un souffle du précipice. Et pourtant ils ont réalisé un comeback monumental dans le dernier quart-temps du match. Le catalyseur de cette révolte ? Le pivot, Karl-Anthony Towns, tout simplement incandescent. Les deux premiers quart-temps ont été dominé par Indiana, supérieurs dans tous les compartiments du jeu. Les Pacers semblaient se diriger tout droit vers une troisième victoire dans la série qui allait surement leur garantir d’être Champion de la Conférence-Est. Mais, la franchise New Yorkaise ne voulait rien lâcher. Menés de 20 unités à la mi-temps, les Knicks ont peu à peu resserré leur défense, transformé l’intensité en carburant, et dicté un nouveau tempo. Jalen Brunson, bien que discret au scoring, a parfaitement orchestré le jeu, pendant que Josh Hart et Donte DiVincenzo apportaient l’énergie, les écrans, et les possessions cruciales. Mais c’est bien Towns qui a volé le show. Imparable, tout simplement.
Le dominicain a embrasé le dernier quart-temps comme peu l’ont fait cette saison. 24 points dans les 12 dernières minutes, une domination physique et mentale, des tirs improbables et surtout, cette rage qui fait les grands. « KAT » a rugi comme jamais, imposant sa loi des deux côtés du terrain. À chaque panier inscrit, c’est tout le banc des Knicks qui explosait devant les fans d’Indiana.
En face, les Pacers ont vacillé. Malgré un excellent Tyrese Haliburton, l’équipe de Rick Carlisle n’a pas su tuer le match. Trop de ballons perdus dans les moments-clés, une adresse qui s’est effondrée sous la pression de la défense new-yorkaise. Les leaders des Pacers Tyrese Haliburton (20 points), et Pascal Siakam (17 points) ont été trop discrets.
Et alors que le score affichait une égalité parfaite à 98 partout, à 1 minute et 37 secondes du buzzer, Jalen Brunson a effectué un retour décisif sur le parquet. Le meneur des Knicks a parfaitement assumé ses responsabilités : un flotteur plein de sang-froid, puis des lancers francs convertis, pendant que Myles Turner, côté Indiana, manquait un tir capital. Fin Du match 106-100 en faveur des Knicks.
New York y croit encore
« Notre alchimie est exceptionnelle. Dans le vestiaire, on reste unis et on continue de croire les uns en les autres. Regarder mes coéquipiers depuis le banc à cause de mes fautes, c’était difficile, mais je n’ai jamais douté d’eux », a confié Brunson après la rencontre, le regard habité par la détermination des grands leaders.
De son coté, la star du soir, Karl Anthony Towns a martelé sur le micro de TNT : « J’ai fait en sorte de saisir les opportunités lorsque j’en ai eu la chance. Je voulais juste donner une chance à notre équipe de gagner, je suis heureux d’avoir réussi ». « Cet effectif est spécial. On arrive à avoir cette ténacité grâce à nos personnalités et à notre esprit de sacrifice. » a-t-il ajouté.
Les Knicks, de façon miraculeuse, gardent ainsi leurs chances dans cette série au meilleur des sept matchs, où ils ne sont plus menés que 2-1, avant une nouvelle rencontre à Indianapolis ce soir.
Avec ce succès à l’extérieur, les Knicks recollent à 2-1 dans la série. Le Game 4, toujours à Indianapolis, s’annonce déjà comme un choc de titans. Et si Karl-Anthony Towns continue sur ce rythme, alors oui, tout est encore possible dans cette finale de conférence Est. En tous cas, une seule chose est claire, New York ne s’est pas encore effondré.
G. Salah Eddine
