
Dans son Rapport annuel adopté solennellement vendredi dernier, le Conseil de sécurité des Nations unies a établi les paramètres de règlement de la question du Sahara occidental, en assurant le respect du droit à l’autodétermination.
Lors d’une séance publique, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité son Rapport annuel portant sur les activités de l’année 2024. Ce document retrace les conclusions issues des délibérations et décisions du Conseil concernant les questions inscrites à son ordre du jour, notamment celle relative au Sahara occidental. Dans le chapitre consacré à cette question, le Conseil de sécurité a clairement défini les paramètres essentiels du règlement du conflit au Sahara occidental.
Le Rapport souligne ainsi que : « Le Conseil a continué de tenir des consultations semestrielles sur la situation au Sahara occidental, au cours desquelles il a entendu les exposés du Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), Alexander Ivanko, ainsi que de l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura. » Un passage du Rapport mérite une attention particulière, tant il est explicite quant à l’orientation à suivre pour parvenir à une solution au dossier du Sahara occidental :
« Les membres du Conseil ont réaffirmé l’objectif d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable pour le Maroc et le Frente Popular para la Liberación de Saguía el-Hamra y de Río de Oro, permettant de créer les conditions de l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », précise le texte. Le Rapport conclut sur ce point en rappelant que, « dans cette perspective, le Conseil a adopté, le 31 octobre, la résolution 2756 (2024), par 12 voix pour, aucune contre, avec deux abstentions, tandis qu’un membre n’a pas pris part au vote.»
Par cette résolution, le Conseil a décidé de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2025.
Pour le Conseil de sécurité, la voie à suivre est désormais clairement établie : une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable pour le Maroc et le Front POLISARIO, garantissant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.
A. R.
