
La santé passe avant tout par des choix alimentaires équilibrés et réfléchis. Adopter une alimentation saine, variée et riche en nutriments est essentiel pour renforcer son système immunitaire, prévenir les maladies chroniques et maintenir un bon équilibre de vie.
La viande, et notamment celle consommée durant les fêtes de l’Aïd Al-Adha, fait partie intégrante de cette alimentation, à condition d’en maîtriser la quantité et le mode de consommation.
Mieux connaître la viande de mouton
La viande d’agneau et de mouton est reconnue pour sa richesse nutritionnelle. Elle contient des protéines de haute qualité, du fer, du zinc, du magnésium ainsi que des vitamines du groupe B (notamment B12). Ces éléments sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, en particulier pour la croissance musculaire, la formation des globules rouges et le bon fonctionnement du système nerveux.
Cependant, il est important de noter que la viande de mouton est également l’une des viandes les plus grasses. Elle contient une quantité non négligeable d’acides gras saturés, dont la consommation excessive peut être associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, ou encore d’obésité.
Les experts de santé recommandent de limiter la consommation de viande rouge à 500 g par semaine, soit environ deux à trois portions. Durant l’Aïd, la tentation est grande de dépasser cette limite, ce qui peut avoir des effets néfastes sur la santé si cela devient une habitude.
Choisir les bons morceaux
Tous les morceaux ne se valent pas. Certains sont plus adaptés à une alimentation équilibrée :
Morceaux maigres : le gigot (dégraissé en surface), la noix de côte ou encore la selle. Ces morceaux conviennent aux personnes suivant un régime minceur ou présentant des pathologies chroniques (hypertension, hypercholestérolémie, diabète…).
Morceaux gras : l’épaule, la poitrine, le haut de côte et certaines côtes d’agneau sont très riches en graisses saturées. Ils sont à éviter chez les personnes à risque ou atteintes de maladies chroniques.
Bon à savoir : Même un morceau a priori maigre peut devenir problématique si la bordure grasse n’est pas retirée. Il est donc conseillé de bien parer la viande avant cuisson.
Privilégier les cuissons saines
Le mode de cuisson joue un rôle crucial dans la qualité nutritionnelle de la viande. Il est préférable de choisir des cuissons douces et sans ajout excessif de matières grasses, telles que :
La cuisson à la vapeur
La grillade légère (sans carbonisation)
La cuisson au four (notamment pour les morceaux gras comme l’épaule, afin de permettre à la graisse de s’écouler)
En revanche, il est fortement déconseillé de :
Frire la viande
La surcuire
La griller à haute température jusqu’à carbonisation (ce qui favorise la formation de composés potentiellement cancérigènes comme les amines hétérocycliques)
Conseils pratiques pour un Aïd en bonne santé
Un diététicien spécialisé en nutrition préventive, consulté(e) à ce sujet, recommande quelques gestes simples :
Privilégier des repas équilibrés : associez la viande à des légumes riches en fibres et à des féculents complets pour une meilleure satiété et digestion.
Évitez de consommer plusieurs repas carnés par jour pendant les trois jours de fête.
Favorisez les fruits frais ou les salades composées comme entrée ou dessert pour alléger le repas.
Pensez à bien vous hydrater, surtout en cas de consommation de viande riche en protéines.
N’oubliez pas l’activité physique légère après les repas pour faciliter la digestion.
La viande de mouton peut faire partie d’une alimentation saine, à condition d’en modérer la quantité, de choisir les bons morceaux, et d’opter pour des cuissons appropriées. Une portion quotidienne de 100 à 150 g, une à deux fois par semaine, est suffisante pour bénéficier de ses apports sans en subir les inconvénients. Les personnes atteintes de maladies chroniques (diabète, hypertension, cholestérol élevé…) doivent être particulièrement vigilantes. Il est recommandé de consulter son médecin ou un(e) professionnel(le) de santé avant les fêtes pour adapter les recommandations à son propre cas.
