
La ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Mme Nadjiba Djilali, a annoncé l’élaboration d’un plan national de lutte contre la pollution plastique, qualifiée d’urgence environnementale au vu de ses effets néfastes sur les écosystèmes, la biodiversité et la santé publique.
Cette déclaration a été faite lors d’un événement éducatif et de sensibilisations organisées par l’Agence nationale des déchets (AND), à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin. L’événement, destiné aux enfants, visait à les sensibiliser à la problématique de la pollution plastique et à encourager des pratiques responsables pour en réduire l’usage.
La rencontre s’est tenue en présence du président du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), M. Mohamed Boukhari, ainsi que de représentants des autorités locales et d’acteurs de la société civile.
Mme Djilali a précisé que la mise en œuvre de ce plan se fera en collaboration avec plusieurs associations professionnelles représentant les producteurs. Elle a souligné que l’Algérie fait partie des pays pionniers dans la lutte contre toutes les formes de pollution, notamment celle générée par les déchets plastiques.
Dans ce cadre, la ministre a rappelé l’importance de la loi 25-02 sur la gestion, le contrôle et l’élimination des déchets. Elle la considère comme un tournant majeur vers une gestion durable des déchets, dans une logique d’économie circulaire qui valorise les matériaux usagés et crée de la valeur ajoutée, tant sur le plan écologique qu’économique.
Cette dynamique s’est renforcée avec le lancement du programme national pour la gestion intégrée des déchets ménagers et assimilés. Ce programme vise, entre autres, à éliminer progressivement les décharges anarchiques, à encadrer les opérations de collecte et de transport des déchets selon des standards respectueux de l’environnement, à développer les filières de recyclage et à encourager l’investissement dans ce secteur en pleine expansion.
Mme Djilali a également mis en avant les progrès accomplis par l’Algérie en matière de gestion des déchets. Ces avancées ont non seulement contribué à la réduction de la pollution, mais ont également permis l’émergence d’un potentiel économique estimé à 151 milliards de dinars par an, avec la possibilité de créer plus de 480 000 emplois dans ce domaine.
Elle a conclu en insistant sur le fait que la protection de l’environnement est une responsabilité collective. Pour elle, il est essentiel d’impliquer tous les citoyens, en particulier les jeunes, afin de les sensibiliser dès le plus jeune âge à l’importance du respect de la nature et de la durabilité. Une telle éducation permettrait de bâtir une société plus équilibrée, tant sur le plan sanitaire qu’environnemental.
Lors de cette journée, plusieurs ateliers ludiques et pédagogiques ont été proposés aux enfants pour développer leur conscience écologique, renforcer leur esprit civique et les encourager à adopter des comportements écoresponsables, notamment en réduisant leur utilisation du plastique au quotidien. Cheklat Meriem
