
Le ministre de l’Éducation nationale, M. Mohamed-Seghir Saâdaoui, a procédé, hier matin, depuis le lycée El-Idrissi, situé dans la commune de Sidi M’hamed (Alger), au lancement officiel des épreuves nationales du baccalauréat, session 2025. Un rendez-vous décisif pour près de 878857 candidats répartis à travers le territoire national.
Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue du coup d’envoi, le ministre a affirmé que « l’ensemble des moyens humains, techniques et organisationnels ont été mis en œuvre pour assurer un déroulement optimal de l’examen dans un climat serein, équitable et sécurisant pour tous les candidats ». Il a, par ailleurs, insisté sur l’importance du cadre éthique et disciplinaire entourant les épreuves, réaffirmant la volonté des autorités de garantir à chaque candidat des conditions de passage équitables, à l’abri de toute forme de pression ou de perturbation.
Jusqu’au jeudi 19 juin, ces élèves tenteront de franchir avec succès l’ultime étape de leur cursus secondaire, dans l’une des sept filières proposées : lettres et philosophie, langues étrangères, sciences expérimentales, mathématiques, technique-mathématiques, gestion et économie, ainsi que les arts.
Chaque candidat aura le choix entre deux sujets d’examen par matière, tous élaborés dans le strict respect du programme officiel dispensé durant l’année scolaire. Une mesure qui vise à renforcer l’objectivité de l’évaluation, tout en tenant compte des disparités pédagogiques potentielles.
Pour garantir l’intégrité et la qualité de cette session, l’État a mobilisé un dispositif logistique sans précédent : 2964 centres d’examen encadrés par quelque 308000 intervenants, entre surveillants, enseignants, coordinateurs, et agents administratifs.
L’un des faits marquants de cette session 2025 réside dans l’augmentation notable du nombre des candidats libres, qui s’élève à 330612 inscrits, soit près de 38% du total des participants. Un indicateur qui illustre la vitalité du système éducatif parallèle et la persistance de nombreux Algériens à décrocher ce diplôme charnière, quel que soit leur parcours initial.
Face à cet afflux, le ministère de l’Éducation nationale a précisé avoir renforcé les mesures organisationnelles, notamment en matière de sécurité, de surveillance et de transparence, pour accueillir l’ensemble des candidats dans des conditions exemplaires.
Au-delà de l’enjeu personnel qu’il représente pour chaque élève, le baccalauréat reste un moment de vérité collective pour la nation. Il constitue non seulement un thermomètre du système éducatif national, mais également un rite de passage symbolique vers l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle.
Par ailleurs, M. Saâdaoui a appelé, samedi soir, les candidats à rester « confiants, sereins, et concentrés ».
« Mes fils et filles candidats à l’examen national du baccalauréat, dont les épreuves débuteront dimanche 15 juin 2025, je tiens à vous dire tout mon soutien et tous mes encouragements », a écrit M. Saâdaoui dans un message publié sur le site officiel du ministère de l’Education nationale.
G. S. E.
