La sardine atteint un record de 1 800 DA le kilo : Un produit de luxe !

Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (APOCE), a dénoncé samedi dernier la flambée spectaculaire du prix de la sardine en Algérie. Dans une publication relayant des informations provenant du bureau de Tissemsilt, il a révélé que le prix du kilogramme de sardines atteint désormais 1 800 dinars, un niveau qu’il a qualifié de «record».

Dans une formule empreinte d’ironie, M.Zebdi a déclaré que le poisson semblait avoir été «pêché à la balle et non au filet», soulignant l’absurdité de cette augmentation vertigineuse pour un produit historiquement considéré comme accessible.
L’APOCE, organisation nationale algérienne, œuvre à la défense des droits des consommateurs. Elle s’illustre régulièrement en signalant les abus commerciaux, en encadrant les pratiques de marché et en sensibilisant les citoyens à une consommation responsable. L’association joue également un rôle de vigie économique, alertant les autorités et l’opinion publique sur la flambée des prix ou la qualité discutable de certains produits. Son président, Mustapha Zebdi, est une voix récurrente dans les débats publics relatifs au pouvoir d’achat et à la régulation du marché.

De produit populaire à denrée de luxe !
Symbole de convivialité et pilier de l’alimentation traditionnelle, la sardine a longtemps été présente dans tous les foyers algériens. Facile à préparer, nutritive et bon marché, elle constituait une alternative précieuse à la viande ou aux poissons plus coûteux. Pour de nombreux Algériens, elle représente à la fois le lien avec la Méditerranée et les souvenirs des repas familiaux partagés. Mais cette image est aujourd’hui en péril. La récente flambée des prix fait de ce poisson autrefois accessible un produit de plus en plus hors de portée pour les ménages. À 1 800 dinars le kilo, la sardine franchit un seuil symbolique, traduisant une perte de repère dans le paysage alimentaire national.
Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette situation préoccupante : la raréfaction des prises due à des conditions climatiques défavorables, une augmentation des coûts logistiques, une pression sur la demande et l’absence de régulation efficace du marché. Cette combinaison de facteurs contribue à éroder le pouvoir d’achat des citoyens, tout en menaçant un élément essentiel de leur culture culinaire.
Au-delà de l’aspect économique, la disparition progressive de la sardine des étals pose une question culturelle. Elle touche à l’héritage gastronomique national, à l’identité collective et au tissu social. Pour les spécialistes, il est urgent de mettre en place des mesures de soutien au secteur et des mécanismes de régulation afin de préserver ce bien commun alimentaire.

Un secteur halieutique aux potentialités sous-exploitées
L’Algérie possède pourtant un potentiel considérable dans le domaine de la pêche. En 2024, le pays a franchi un cap significatif avec une production globale estimée à 135 000 tonnes, conformément aux objectifs fixés par le ministère de la Pêche et des Productions halieutiques.
La campagne de pêche au thon rouge s’est notamment distinguée par l’atteinte du quota national de 2 046 tonnes, réparties entre 34 navires battant pavillon algérien. Cette performance est le fruit de l’augmentation de la flotte nationale et de la réussite de 18 opérations de pêche menées durant le mois de juin.
Par ailleurs, l’aquaculture continue sa montée en puissance, avec une attention particulière portée à l’élevage de tilapia. La production de ce poisson d’eau douce devrait atteindre 12 000 tonnes d’ici la fin de l’année, représentant une hausse significative par rapport aux années précédentes.
Afin de soutenir cette dynamique, le gouvernement a adopté plusieurs mesures incitatives, telles que l’autorisation d’importer des navires et moteurs d’occasion de moins de cinq ans et la possibilité de convertir des bateaux de plaisance en unités de pêche artisanale.
D’ici 2025, l’Algérie ambitionne de renforcer ses acquis en poursuivant la modernisation de ses infrastructures portuaires, en développant la formation des professionnels du secteur et en assurant une gestion durable des ressources marines. Cette stratégie vise à faire de l’Algérie un acteur clé de la pêche en Méditerranée.
M.Khadidja

ALGER 16 DZ

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