
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a présidé hier à Oran l’ouverture officielle de la 13ᵉ édition du Salon international Africa & Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conference (NAPEC 2025), en présence du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a indiqué un communiqué.
La cérémonie s’est tenue au Centre des conventions d’Oran Mohamed-Benahmed, en présence du président-directeur général du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, du président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), Amine Remini, ainsi que de nombreux experts, cadres et acteurs du secteur énergétique national et international.
Placée sous le thème « Accélérer l’énergie de demain et atteindre un mix énergétique efficace grâce aux partenariats, aux investissements, à l’innovation et aux technologies », cette 13ᵉ édition aborde plusieurs thématiques clés liées à la transition énergétique. Parmi les thématiques intéressantes abordées figurent “la recherche d’un mix énergétique équilibré associant différentes sources d’énergie, l’intégration de la numérisation et de l’intelligence artificielle dans l’industrie énergétique”. Les solutions innovantes pour réduire les émissions de carbone, développer les technologies de captage du CO₂ et atténuer les effets du changement climatique seront également discutées. Par ailleurs, les débats porteront également sur les stratégies de coopération entre les compagnies nationales et internationales, les institutions publiques et les entreprises privées dans l’objectif de construire un écosystème énergétique plus résilient, compétitif et durable.
Une participation massive
Cette édition connaîtra encore une fois une participation massive des opérateurs énergétiques. Ainsi, plus de 500 exposants provenant de 60 pays prendront part au NAPEC. Le Salon s’impose donc une fois de plus comme le plus grand événement énergétique du continent africain et de la région méditerranéenne. Dans cette optique, il est important de relever qu’en plus des grandes sociétés algériennes du secteur de l’énergie, des géants mondiaux sponsorisent l’événement. Parmi eux, Chevron et ExxonMobil, les deux géants américains, ainsi que Total Energies et la compagnie italienne ENI.
De plus, étant une véritable plateforme internationale d’échange et de partenariat, l’événement est un cadre privilégié pour renforcer la communication, partager les expertises, explorer de nouvelles opportunités d’investissement et concrétiser des projets communs à forte valeur ajoutée.
Cette édition accueillera également la participation du chercheur Geoff D. Porter, directeur du cabinet North Africa Risk Consulting (NARCO), dont l’intervention portera sur les perspectives énergétiques régionales.
Le NAPEC 2025 mettra également en lumière les richesses géologiques et le potentiel du secteur des hydrocarbures en Algérie, à travers des débats consacrés aux défis techniques et géomécaniques du développement des gisements pétroliers et gaziers. Des panels de haut niveau seront dédiés à la chaîne de valeur de l’hydrogène, depuis la production et le transport jusqu’aux applications industrielles et aux usages dans l’énergie propre.
Rassemblant des représentants gouvernementaux, des compagnies pétrolières nationales et internationales, ainsi que des institutions énergétiques de renom, le NAPEC confirme son statut de plateforme stratégique de dialogue et de coopération pour les acteurs africains, méditerranéens et mondiaux du secteur. Il illustre, une fois de plus, la confiance renouvelée en l’Algérie, reconnue pour son rôle central dans le renforcement de la sécurité énergétique, l’accompagnement de la transition vers les énergies propres et la promotion de partenariats économiques durables à l’échelle internationale.
Cheklat Meriem
Une coopération pour lancer des projets structurants
Le ministre de l’Energie et des Energies Renouvelables, M. Mourad Adjal, a insisté, hier à Oran, sur l’importance d’une coopération active pour le lancement de projets structurants visant à soutenir la création de marchés régionaux de l’énergie, à travers des infrastructures dédiées à l’hydrogène et des réseaux énergétiques transfrontaliers dans un contexte économique favorable.
Dans son allocution à l’ouverture de la 13 ème édition du Salon international « Africa & Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conference (NAPEC 2025) », le ministre a mis l’accent sur la nécessité de « réussir à tracer la voie vers un avenir énergétique à faible émission de carbone qui constitue un choix stratégique approuvé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune ».
Cela exige « une action commune pour lancer des projets structurants appuyant la création de marchés régionaux de l’énergie, à travers des infrastructures de l’hydrogène et des réseaux de connexion énergétique transfrontaliers (…) dans un climat économique propice à l’investissement dans le secteur énergétique, ce qui sera un levier central pour atteindre les objectifs climatiques et de développement durable », a-t-il mentionné.
M. Adjal a ajouté que l’Algérie « œuvre au développement et au renforcement de ses infrastructures énergétiques afin de consolider sa position en tant que fournisseur historique, fiable et sûr sur la scène régionale, que ce soit en Afrique, dans le bassin méditerranéen ou à l’échelle internationale. Elle encourage fortement l’investissement dans la mise en œuvre de projets communs dans ce domaine ».
« Nous poursuivons actuellement les discussions avec nos partenaires pour renforcer les échanges d’électricité entre les deux rives de la Méditerranée et pour développer le projet SoutH2 Corridor de transport de l’hydrogène », a-t-il encore relevé.
Concernant l’hydrogène et ses dérivés, M. Adjal a expliqué que son département « travaillera à son développement, tout en facilitant et soutenant des projets industriels innovants. Cela offrira des opportunités importantes de croissance économique durable, de développement industriel et de création d’emplois, tant au niveau local que dans la région méditerranéenne, dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route nationale pour le développement de l’hydrogène qui sera réalisée en collaboration avec toutes les parties concernées ».
Pour atteindre ces objectifs, le ministre a souligné la nécessité de « développer des marchés durables et rentables, en mettant en place des cadres financiers et réglementaires adaptés aux exigences nationales et en établissant des partenariats stratégiques afin de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur de l’hydrogène ».
Il a aussi appelé à « encourager toutes les initiatives susceptibles de renforcer l’intégration nationale, et à inciter les entreprises publiques et privées nationales à participer activement à la réalisation des différents projets, à la fabrication des équipements nécessaires à notre industrie et à fournir tous les services requis ».
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement des énergies renouvelables approuvé par le président de la République, le ministre a indiqué que « des projets totalisant une capacité de 3200 MW ont déjà été lancés. Ce programme, en plus de permettre des économies en gaz, contribuera au développement industriel à travers toute la chaîne de valeur, au lancement du développement de l’hydrogène vert, à l’exportation d’électricité issue de sources renouvelables et à la réduction de l’empreinte carbone ».
Il a, par la même occasion, précisé que son secteur, via l’entreprise Sonelgaz, vise à « maintenir sa position de leader dans la production d’électricité », précisant que Sonelgaz « a fortement investi dans la réalisation de projets de grande envergure, notamment pour renforcer l’interconnexion entre le Nord et le Sud du pays, afin d’assurer la sécurité de l’approvisionnement, de réduire les coûts et d’améliorer la stabilité et la flexibilité du réseau ».
Enfin, le ministre a rappelé que la quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), tenue en septembre dernier à Alger, « a mis en lumière les opportunités de partenariat entre les pays africains et a permis d’identifier de nombreux domaines de coopération », soulignant que « plusieurs projets structurants dans le secteur de l’énergie devraient voir le jour, avec la participation d’acteurs des secteurs public et privé ». APS
