
L’Algérie poursuit ses efforts dans la lutte contre le cancer en augmentant les dotations allouées au Fonds national de lutte contre cette maladie dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2026. L’annonce a été faite jeudi dernier à Alger par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene.
Présentant le budget de son secteur devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre a précisé que cette augmentation résulte de la modification de l’article 79 de la loi n°10-13 portant loi de finances pour 2011. Cette révision permettra d’attribuer des contributions et subventions, issues du compte d’affectation spécial n°302-138, aux établissements relevant du ministère de la Santé. Les crédits disponibles dans le Fonds de lutte contre le cancer atteindront ainsi plus de 93 milliards de dinars pour l’année 2026, a-t-il indiqué. Cette décision s’inscrit dans la continuité des efforts déjà engagés par les autorités. Il y a quelques jours, le ministère de la Santé a annoncé la réalisation de nouveaux services de radiothérapie dans plusieurs wilayas, ainsi que la construction d’hôpitaux de nouvelle génération d’une capacité de 240 lits. Ces projets ont été présentés lors de la signature d’une convention entre le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et celui de la Santé, portant sur la prise en charge des enfants atteints de cancer. L’ensemble de ces initiatives s’inscrivent dans la stratégie nationale de lutte contre le cancer, fondée sur la décentralisation des soins à travers la création de Centres régionaux anti-cancer (CAC), l’amélioration de l’accès aux traitements – notamment à la radiothérapie et aux médicaments innovants – ainsi que le renforcement du registre national du cancer afin d’assurer un meilleur suivi de l’évolution de la maladie. Sur un autre volet, Mohamed Seddik Aït Messaoudene a annoncé l’ouverture de 24 487 postes budgétaires dans le cadre du PLF 2026, soit une hausse de 5 397 postes par rapport à 2025. Ces recrutements concerneront 2 600 médecins spécialistes, 2 000 médecins généralistes, 14 860 agents du corps paramédical, 3 000 agents contractuels, 90 cadres administratifs spécialisés et 1 937 sages-femmes de santé publique. Le budget global du secteur de la santé s’élèvera à plus de 1 048 milliards de dinars en crédits de paiement et 1 038 milliards de dinars en autorisations d’engagement, a détaillé le ministre. Ce budget sera réparti selon les objectifs stratégiques du secteur, axés sur la prévention, les soins, la formation et l’administration publique.
R. S.
