ATAF 2025 / vers une gouvernance fiscale moderne et intégrée : L’Algérie à l’avant-garde de la réforme fiscale africaine

Par son engagement renouvelé dans le cadre du Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF), l’Algérie confirme son ambition de se positionner comme un acteur clé de la refondation des systèmes fiscaux sur le continent. En accueillant à Alger les réunions annuelles du Forum, placées sous le thème « Adoption d’approches efficaces et ciblées pour des systèmes fiscaux équitables », le pays met en avant sa volonté d’impulser une dynamique africaine fondée sur la modernité, la transparence, et la coopération.

Lors de la séance d’ouverture au Centre international des conférences « Abdelatif Rahal », le directeur général des impôts, Djamel Hanniche, a souligné la portée politique et économique de cet engagement. Il a estimé que la tenue de cet événement continental en Algérie traduit un engament profond du pays à l’édification d’une administration fiscale africaine. Cette administration doit être «moderne » pour qu’elle puisse contribuer efficacement au développement durable de l’Afrique. En ce sens, M. Hanniche a salué le rôle pionnier de l’ATAF, véritable laboratoire de dialogue et d’échange d’expériences entre les administrations fiscales africaines.
L’accueil de ces événements s’inscrit dans la stratégie nationale menée par la Direction générale des impôts (DGI). Cette stratégie a pour objectif de moderniser la gestion fiscale tout en garantissant la justice et l’équité entre contribuables. D’ailleurs, l’idée en tel repose sur quatre fondements principaux. Ces fondements concernent l’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration du recouvrement, la simplification des procédures, et l’amélioration de la qualité du service rendu. L’objectif est clair : bâtir une fiscalité efficace, capable de mobiliser des ressources internes tout en soutenant la croissance.
L’Algérie entend également s’aligner sur les standards internationaux en matière de numérisation fiscale. Le déploiement du système d’information « Jibaya’tik » illustre cette volonté d’entrer dans une nouvelle ère de gouvernance fiscale. Ce dispositif numérique permet de fluidifier la relation entre l’administration et les contribuables, d’assurer une transparence accrue, et d’accroître l’efficacité du recouvrement.
Pour Djamel Hanniche, cette transition numérique n’est pas un simple outil technique, mais une «transformation structurelle » destinée à renforcer la confiance entre l’État et les citoyens. En simplifiant les démarches et en réduisant les marges d’erreur ou de corruption, le numérique devient un moteur de légitimité fiscale et de performance publique.

Une plateforme africaine stratégique
En outre, il est intéressant de noter que le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a présidé la cérémonie d’ouverture en présence de plusieurs membres du gouvernement, de cadres du secteur financier, de représentants d’organisations patronales, ainsi que de délégations fiscales africaines, et d’experts internationaux. Cela est le meilleur exemple pour expliquer l’importance que l’Algérie accorde à l’enjeu fiscal du contient. Cet enjeu dépasse la simple coopération technique : il s’agit d’élaborer une feuille de route commune pour relever les défis fiscaux contemporains, à un moment où la pression sur les finances publiques s’intensifie sur le continent.
Les travaux de l’ATAF 2025 s’articuleront autour de thématiques cruciales : la transformation numérique des administrations fiscales, la lutte contre les flux financiers illicites, la réduction de l’érosion de l’assiette fiscale, la réforme du système fiscal international, et l’adaptation face aux défis de l’économie numérique. Autant de dossiers stratégiques pour garantir la souveraineté économique de l’Afrique et renforcer sa voix dans les instances internationales. En se plaçant au cœur de ce débat continental, Alger assume un rôle moteur. Sa vision repose sur une fiscalité intégrée, fondée sur la coopération Sud-Sud et la montée en compétence des administrations. Ce positionnement n’est pas seulement symbolique : il traduit la volonté d’une Algérie qui s’affirme comme un partenaire fiable, ancré dans une logique de modernisation et de solidarité continentale.
Au-delà de la technique, c’est une question de souveraineté : celle de bâtir une Afrique capable de financer son propre développement, avec des institutions solides, justes et numériques. Dans ce chantier collectif, l’Algérie avance désormais comme un acteur pivot, résolument tourné vers l’avenir.
G. Salah Eddine

ALGER 16 DZ

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