
Il reste désormais trois Grands Prix (et un sprint) avant la fin de la saison. Après sa démonstration à Interlagos, Lando Norris compte 24 points d’avance sur Oscar Piastri et 49 sur Max Verstappen. Rien n’est encore joué : une défaillance mécanique, comme celle survenue à Zandvoort, pourrait encore tout bouleverser. Mais il faut le reconnaître : si Norris décroche le titre, il le devra en grande partie à son week-end parfait au Brésil, marqué par deux victoires – en sprint et en course principale. Interrogé sur l’importance de ce Grand Prix dans la course au titre, le Britannique est resté mesuré :«Non, c’est juste un autre week-end où je suis venu pour essayer de gagner et marquer le plus de points possible. Ce ne sont pas des tournants, mais de solides résultats, exactement ce dont j’ai besoin. Je suis satisfait, mais la route est encore longue. Il n’y a pas lieu d’être trop euphorique. » Norris reste prudent à l’approche de Las Vegas, où McLaren avait connu de grandes difficultés l’an dernier. « Ce fut notre pire course là-bas… donc je n’ai pas vraiment hâte. Nous avons travaillé dur pour progresser. Mercedes, Red Bull et Ferrari y étaient très fortes. Nous avons fait des progrès, alors je ne veux pas être trop négatif. Il y a des choses positives à attendre, surtout au Qatar et à Abu Dhabi. Pour Vegas, un peu moins, mais attendons de voir. » Max Verstappen, toujours menaçant ? Le Néerlandais affichait un rythme impressionnant à Interlagos et, sans sa qualification ratée, il aurait sans doute lutté pour la victoire. Malgré cela, Norris garde 49 points d’avance, alors qu’il ne reste que 83 unités à distribuer. «Max sera toujours une menace. On ne peut jamais prévoir ce qu’il se passera. Il aurait probablement gagné en partant plus haut, mais c’est la course : tout le monde peut commettre des erreurs. Nous, nous avons maximisé notre week-end, et c’est tout ce que nous devons faire. Il restera dangereux jusqu’à la fin.»
Pas de consignes chez McLaren
L’équipe a confirmé qu’elle ne donnerait pas d’ordre d’équipe, quitte à perdre le titre pilote. Avec son avance confortable et la mauvaise passe de Piastri (sans podium depuis cinq courses), certains imaginent Norris réclamer un changement de politique. Ce dernier balaie l’idée :«Non, je dis ce que je pense. Je suis toujours honnête. Quand je dis qu’une course sera difficile, ce n’est pas du pessimisme, c’est du réalisme. Nous n’avons jamais été bons à Vegas, donc je ne vais pas prétendre le contraire. Peut-être que je gagnerai, mais je préfère rester lucide. »
A.Amine
