
Lors d’une conférence internationale consacrée à l’évaluation de la condition des jeunes vivant sous occupation prolongée, les intervenants ont dénoncé, à Genève, les obstacles et abus subis par les jeunes Sahraouis dans les zones occupées par le Maroc.
Cette rencontre, organisée en parallèle de la 61e session du Conseil des droits de l’Homme et placée sous le thème « La jeunesse sous le poids d’une occupation prolongée : la situation des jeunes au Sahara occidental et en Palestine comme exemple », a permis de débattre des atteintes aux droits humains touchant les jeunes dans les régions occupées du Sahara occidental et de la Palestine, selon plusieurs médias.
La session, animée par Yaquta Molay, coordinatrice du Groupe de travail sur les droits humains au Sahara occidental, a analysé les multiples restrictions qui affectent les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels des jeunes. Elle a également mis en lumière les obstacles à leur accès à l’éducation, à l’emploi et à la liberté de circulation.
Les participants ont appelé au respect des obligations découlant du droit international des droits de l’Homme et ont exhorté la communauté internationale à intensifier la pression pour garantir le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, un droit inaliénable inscrit dans la Charte des Nations unies.
Pour sa part, l’ambassadrice Nadjet Handi, représentante du Front Polisario en Suisse auprès des Nations unies et d’autres organisations internationales à Genève, a souligné en marge de la réunion que les violations des droits humains touchant la jeunesse sahraouie et palestinienne constituent une réalité partagée.
Elle a affirmé qu’« ils souffrent d’oppression, de privation de leurs droits les plus fondamentaux et de déplacements forcés visant à les exterminer, sous le joug de l’occupation, tandis qu’ils continuent de résister et de faire face à de nombreux défis dans leur quête d’un avenir meilleur », insistant sur la « grande similitude » des souffrances des jeunes dans ces territoires occupés.
Face à ces violations persistantes, les intervenants ont insisté sur l’urgence d’une action internationale concrète, rappelant que la résilience et la détermination de la jeunesse sahraouie et palestinienne doivent être soutenues par des mesures tangibles garantissant leur liberté, leur sécurité et leur droit à un avenir digne.
A. Menasria
