
Le musulman se réjouit des fêtes, et pour magnifier cette célébration, les femmes se précipitent pour préparer les plus délicieuses pâtisseries, rivalisant dans leur décoration et leur présentation. Aucune rue n’est dépourvue de l’odeur des baklawas, des ghraychs et des dziriate, qui se répand partout. On y voit même des files d’attente devant les boulangeries pour cuire le makrout, considéré comme le roi de la table et qui rassemble petits et grands autour de son goût délicieux.
Mais la fête ne se limite pas aux douceurs savoureuses. Ces pâtisseries, riches en sucre et en graisses, offrent un goût exquis et rappellent le patrimoine ainsi que la chaleur du foyer. Cependant, un excès dans leur consommation comporte des risques pour la santé, surtout pour les personnes diabétiques ou prédisposées à cette maladie, car une consommation excessive de sucre peut provoquer des complications graves. C’est pourquoi la modération devient essentielle pour profiter de la fête sans danger.
Par ailleurs, certaines familles doivent supporter des charges financières importantes pour préparer des pâtisseries somptueuses ou respecter les traditions sociales, ce qui peut dépasser leurs moyens et générer une pression psychologique et financière intense. Dans ce contexte, l’accent sur la satisfaction et la modération devient précieux. Il suffit de partager ce que l’on peut et de savourer le plaisir dans un esprit de générosité et d’amour, sans gaspillage ni épuisement.
L’objectif doit être la joie de la famille et la sérénité des cœurs, et non la quantité massive de sucreries ou les signes d’opulence. La satisfaction et la modération dans la consommation garantissent la santé, le confort et la véritable joie, transformant l’Aïd en une occasion heureuse que l’on se rappelle avec amour et chaleur familiale avant tout.
A. B.
