
Pendant le Ramadan, beaucoup de personnes ressentent une baisse d’énergie, surtout les premiers jours.
Difficultés de concentration, somnolence en fin de matinée, baisse de performance… Ces sensations sont-elles inévitables ? Pas forcément. Les recherches scientifiques montrent que si le jeûne modifie le métabolisme et le rythme biologique, certaines stratégies simples permettent de limiter la fatigue et d’optimiser son énergie.
Une fatigue souvent liée à l’adaptation
Le jeûne entraîne une modification du métabolisme : l’organisme apprend progressivement à utiliser ses réserves énergétiques différemment. Selon une revue récente publiée dans Healthcare (2025), la sensation de fatigue observée durant la première semaine du Ramadan correspond en grande partie à cette phase d’adaptation métabolique et hormonale. La bonne nouvelle ? Chez les personnes en bonne santé, cette fatigue tend à diminuer après quelques jours, une fois que le corps s’ajuste au nouveau rythme.
Miser sur un suhoor stratégique
Le repas pris avant l’aube (suhoor) joue un rôle clé. Les études en nutrition montrent qu’un apport équilibré en glucides complexes, protéines et fibres permet une libération plus progressive de l’énergie. À l’inverse, les aliments très sucrés favorisent des pics glycémiques suivis de coups de fatigue. Une revue publiée en 2024 dans Nutrition Reviews souligne l’importance de la qualité nutritionnelle pendant le Ramadan : les apports riches en fibres et en protéines sont associés à une meilleure stabilité énergétique en journée.
Ne pas sous-estimé l’hydratation
Même une légère déshydratation peut accentuer la fatigue et réduire les performances cognitives. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que l’équilibre hydrique influence directement la vigilance et la concentration. Pendant le Ramadan, il est conseillé de répartir l’hydratation entre l’iftar et le suhoor plutôt que de boire de grandes quantités en une seule fois. Limiter les boissons caféinées le soir aide également à préserver la qualité du sommeil.
Protéger son sommeil
La fatigue pendant le Ramadan est souvent davantage liée au manque de sommeil qu’au jeûne lui-même. Le coucher tardif et le réveil précoce fragmentent le repos nocturne. Les études sur le sommeil durant le Ramadan montrent une réduction du temps total de sommeil chez de nombreux pratiquants. Ajuster progressivement ses horaires avant le début du mois et intégrer une courte sieste (20 à 30 minutes) en journée peut améliorer la récupération sans perturber l’endormissement.
Bouger… intelligemment !
Contrairement aux idées reçues, l’activité physique modérée aide à maintenir le niveau d’énergie. Les recherches indiquent qu’une marche légère ou des exercices doux pratiqués en fin de journée favorisent la circulation sanguine et la vitalité, sans épuiser les réserves. En revanche, les entraînements intensifs en pleine journée peuvent accentuer la fatigue et la déshydratation.
