
Le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), M. Mustapha Hidaoui, a présidé, samedi dernier à Skikda, la cérémonie d’inauguration d’un Colloque national consacré à l’économie durable. Cette rencontre, placée sous le thème «Opportunités d’investissement, durabilité environnementale et autonomisation des jeunes», a rassemblé pas moins de 300 participants, dont des jeunes porteurs de projets, des étudiants, des chercheurs et des experts.
Lors de l’ouverture de ce Colloque, organisé à la maison de la Culture Mohamed-Serradj par la commission de l’environnement et du développement durable du CSJ, le ministre a prononcé une allocution, en présence du wali de Skikda, Saïd Akhrouf, ainsi que de représentants de plusieurs ministères. Il a mis en exergue que l’économie bleue représente «l’un des atouts majeurs compte tenu des immenses potentialités dont jouit l’Algérie».
Selon M. Hidaoui, l’économie bleue n’est plus simplement une idée, mais une conviction de plus en plus profonde parmi les jeunes. Elle est désormais perçue comme un véritable secteur capable de générer une valeur ajoutée et d’accompagner les transformations mondiales, notamment dans le contexte de la transition vers une économie intelligente fondée sur la technologie et l’innovation.
Le ministre a également souligné que l’Algérie «possède actuellement un système entrepreneurial robuste dans divers secteurs, construit grâce à des efforts conjoints impliquant l’université, les centres de formation, le ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, ainsi que les différents dispositifs de financement, d’appui et d’incubation, favorisant l’émergence de nombreuses initiatives et des concepts innovants».
De son côté, le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Nourredine Ouadah, intervenant par visioconférence, a insisté sur le rôle crucial de l’économie bleue, en tant que pilier de l’économie fondée sur le savoir et la technologie. Il a également souligné son importance dans la création de nouvelles perspectives pour les jeunes, le renforcement de la sécurité alimentaire, l’accompagnement des porteurs de projets et la promotion de l’innovation.
Selon les organisateurs, cet événement illustre la politique nationale visant à promouvoir une économie écologique et durable, à travers l’optimisation de la consommation énergétique, le recyclage des déchets et la réduction de la pollution, dans l’objectif d’atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030, conformément aux engagements internationaux de l’Algérie.
L’organisation de ce Colloque s’inscrit également dans le cadre des engagements du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, portant, notamment sur la diversification de l’économie nationale, la création de nouvelles sources de richesse, l’accompagnement des jeunes entrepreneurs et des start-up, la promotion d’une économie verte et durable, l’exploitation optimale des ressources nationales inexploitées, ainsi que l’implication des jeunes dans les processus décisionnels économiques et de développement.
Le pays parle d’économie durable.
Et pour une fois, ce n’est pas juste un slogan décoratif dans une salle de conférence.
On sent que la machine commence réellement à bouger. Lentement, certes. Mais dans ce domaine, c’est déjà une petite révolution.
Amira Benhizia
