
Deux étudiantes de l’université Djillali-Liabès de Sidi-Bel-Abbès ont développé un dispositif de production de gaz d’ozone destiné à des applications agricoles et industrielles dans le cadre d’un projet de start-up innovant, a-t-on appris auprès de l’établissement universitaire.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large visant à rapprocher la recherche scientifique du tissu économique, tout en encourageant l’innovation et l’esprit entrepreneurial au sein de la communauté estudiantine. L’université y voit une illustration concrète de sa volonté d’accélérer le transfert technologique vers les secteurs productifs. Le directeur de l’université, Bouziani Merahi, a souligné que cette réalisation est le fruit d’une collaboration interdisciplinaire réunissant la plateforme technologique, le laboratoire de génie électrique APELEC, l’institut agricole, ainsi que la Faculté des sciences naturelles et biologiques. Une synergie académique qui, selon lui, incarne la nouvelle orientation de l’enseignement supérieur vers des projets à forte valeur ajoutée économique. Il a également précisé que cette initiative reflète une dynamique nationale de soutien à l’innovation, visant à accompagner les projets étudiants capables de déboucher sur des solutions concrètes et industrialisables. Dans le même esprit, des enseignants-chercheurs issus des différentes structures impliquées ont apporté un encadrement scientifique et technique au projet. L’objectif affiché est clair : développer une solution technologique durable, directement applicable aux besoins du terrain, notamment dans les secteurs agricole et industriel. Toujours selon M. Merahi, cette coopération illustre la volonté des autorités de valoriser les laboratoires de recherche et les plateformes technologiques, en les connectant davantage aux exigences des filières productives, en particulier dans les domaines des biotechnologies et du génie agronomique. De son côté, la professeure Khaldi Amina, directrice de l’institut d’agriculture, a présenté ce projet comme un exemple concret de promotion de l’entrepreneuriat étudiant. Elle a également indiqué que le dispositif a déjà démontré son efficacité en matière de stérilisation lors de tests réalisés sur site.
Des expérimentations ont été menées à la fois au sein de l’institut agricole, afin d’évaluer les performances de l’équipement dans des environnements ouverts et fermés et dans une structure industrielle régionale spécialisée dans la production d’œufs. Dans ce dernier cas, son efficacité en matière de désinfection des équipements et de protection des élevages a été confirmée. Selon les superviseurs du projet, les résultats obtenus mettent en évidence le potentiel écologique du gaz d’ozone comme alternative aux produits chimiques traditionnels de désinfection. Une perspective qui ouvre de nouvelles opportunités dans la protection des cultures agricoles, ainsi que des infrastructures industrielles. Les deux porteuses du projet, Sandid Fatima Zohra Esraa et Remal Fatima Zohra, ont réaffirmé leur ambition de lancer une start-up proposant une solution innovante, locale et respectueuse de l’environnement, capable de contribuer à la diversification de l’économie nationale. Sous la supervision de la professeure Majda Rejala, une vidéo de présentation retraçant les différentes étapes de développement du projet a également été réalisée. Elle servira de support de valorisation lors de futurs salons nationaux et internationaux dédiés à l’innovation.
Abir Menasria
