Par Kheireddine B.
Le ministre des Finances, Laaziz Faid, a affirmé jeudi dernier à Alger que les augmentations des salaires des personnels de la Fonction publique seront versées des l’entrée en vigueur de la loi de finances 2024, en janvier prochain.

Dans une déclaration à la presse après une séance plénière du Conseil de la nation consacrée au vote du texte de la loi de finances 2024, M. Faid a expliqué que “les affectations prévues pour la mise en œuvre de la nouvelle loi de finances seront débloquées à partir du 1er janvier prochain. Par conséquent, les salaires, incluant les augmentations décidées, seront versés ce mois-ci”.
Il a souligné que l’élaboration de la loi de finances pour 2024 s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des instructions et des directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Ces directives appellent le gouvernement à intégrer toutes les décisions prises lors des réunions ministérielles précédentes, couvrant les aspects sociaux, économiques et la préservation de la souveraineté de l’État sans recourir à l’endettement extérieur.
Cette loi vise notamment à “préserver le pouvoir d’achat des citoyens face à la hausse des prix sur les marchés mondiaux, en tenant compte des équilibres financiers et en incluant les augmentations des salaires décidées par le président de la Républiqueé, a déclaré M. Faid, qui a souligné que “le soutien aux acquis sociaux obtenus au cours des quatre dernières années, consacre le caractère social de l’Etat comme axe fondamental dans les politiques générales, et ce conformément aux références nationales de Novembre”.
Cette loi prévoit plusieurs mesures visant à “poursuivre la réforme en matière de finances publiques, à renforcer la base des infrastructures et à consolider la dynamique du développement socio-économique, notamment à travers l’intervention de l’Etat dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la sécurité sociale et de l’habitat, notamment au profit des catégories sociales les plus vulnérables”.
La nouvelle loi prend également en charge l’impact financier résultant de dispositions liées à la garantie de la sécurité alimentaire, à la promotion de l’investissement, au lancement de projets structurants d’envergure, ainsi qu’à la continuité de la réalisation des divers projets en cours. Cela inclut notamment la numérisation des procédures et des services, avec son extension à tous les secteurs, comme l’a expliqué le ministre.
Tout en soulignant que le budget pour 2024 est “le plus important de l’histoire de l’Algérie”, M. Faid a informé que cette nouvelle loi de finances est la deuxième à être élaborée et débattue conformément aux règles et principes énoncés dans la loi organique n°18-15 relative aux lois de finances. Il a ajouté que cette législation intervient dans un contexte marqué par la poursuite des efforts déployés par tous les secteurs pour mettre en œuvre une nouvelle approche administrative axée sur le principe de la performance et de l’efficacité, dans le but de rationaliser les dépenses publiques.
À titre de rappel, le texte de la loi de finances pour 2024 alloue 578 milliards de dinars à la révision de la grille indiciaire des salaires au profit de 2,86 millions de fonctionnaires et agents publics.
