Par Ammour Ryad
Le ministre de l’Hydraulique, Taha Derbal, a affirmé, lundi dernier depuis Tissemsilt, l’importance d’une utilisation maximale des eaux épurées des stations de traitement et d’épuration (STEP), en les orientant vers des applications agricoles, l’irrigation des espaces verts et également à des fins industrielles.

Lors de sa visite de travail dans la wilaya, le ministre a inspecté la station de traitement et d’épuration des eaux usées (STEP) de la commune de Tissemsilt. Il a affirmé que grâce aux stations déployées à travers le pays, les objectifs sanitaires et environnementaux ont été atteints. Cependant, il a souligné la nécessité de réaliser désormais l’objectif économique, qui se traduit par l’acheminement des eaux épurées vers des fins d’irrigation agricole ou industrielles.
M. Derbal a noté que son ministère travaille activement à mettre en œuvre les directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, formulées lors du Conseil des ministres de novembre dernier. Ces directives visent à augmenter le taux de réutilisation des eaux épurées de 10 à 60%. Il a également assuré que les ressources financières requises pour atteindre cet objectif sont déjà disponibles.
Le ministère de l’Hydraulique cherche à mettre en œuvre une approche intégrée dans ce domaine, couvrant toutes les étapes, de l’implantation des stations à leur gestion efficace, jusqu’à la réutilisation des eaux résultantes. Cette démarche implique la collaboration de tous les acteurs, y compris les agriculteurs et les industriels, car la réutilisation des eaux est considérée comme une stratégie et peut servir de solution alternative à l’utilisation des ressources en eau conventionnelles, a-t-il souligné.
En d’autres termes, les eaux destinées actuellement à l’agriculture doivent servir à l’approvisionnement des populations, selon le ministre.
De manière similaire, M. Derbal a salué les performances de la station gérée par l’unité de l’Office national d’assainissement (ONA), traitant 27 000 m3, avec un volume annuel total de 3,1 millions de mètres cubes, représentant ainsi 39% de sa capacité. Il a précisé que ces eaux seront dirigées vers l’irrigation d’une zone agricole de 300 hectares.
Lors d’une réunion de coordination tenue au siège de la wilaya pendant sa visite, à laquelle ont participé les autorités locales et les directeurs centraux du ministère, il a été convenu de faire le bilan de l’état d’avancement des projets bénéficiant à la wilaya dans le cadre du programme complémentaire.
De plus, M. Derbal a souligné l’organisation de réunions mensuelles visant à accélérer le rythme des travaux qui dépassent les normes établies. Sous la présidence du wali, ces réunions, élargies aux directeurs de l’Algérienne des eaux (ADE), de l’Office national de l’assainissement et de l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), auront pour objectif de rechercher des solutions immédiates aux problèmes soulevés, en se basant sur les observations faites lors des sorties sur le terrain organisées en marge de ces réunions.
M. Derbal a noté que la moitié des projets attribués à la wilaya de Tissemsilt dans le cadre de ce programme relèvent du secteur de l’hydraulique, avec un financement dépassant les 20 milliards de dinars.
Ainsi, les insuffisances enregistrées devront être rattrapées dans les plus brefs délais tout en surmontant les difficultés par la mobilisation des entreprises de réalisation.
À la fin de sa visite, le ministre a inauguré deux projets visant à fournir de l’eau potable à la population. Le premier concerne la mise en service d’un réservoir d’eau d’une capacité de 1 000 m3 à haï Es-Safah situé sur les hauteurs du chef-lieu de la wilaya.
Le deuxième projet vise à fournir de l’eau potable à 990 résidents du groupement d’habitat Nouasser dans la commune d’Ammari. Cela sera réalisé par la construction d’un réservoir d’eau et d’un réseau de distribution, dans le cadre du programme complémentaire.
