
Photos : Alger 16
À l’occasion de la rentrée scolaire, les marchés et commerces de proximité retrouvent leur animation habituelle. Dans les allées, parents et enfants se croisent entre piles de cahiers, cartables, tabliers et fournitures de toutes sortes. Entre l’envie de préparer les enfants dans les meilleures conditions et la nécessité de maîtriser les dépenses, les familles scrutent les prix et comparent les offres avant de faire leur choix. Mais cette année, combien faut-il réellement débourser pour équiper un écolier ? Les prix affichés dans les différents points de vente restent-ils accessibles aux familles, et quelles sont les fournitures qui pèsent le plus dans le budget de la rentrée ?
Pour répondre à ces questions et prendre le pouls du marché, Alger16 s’est déplacé dans plusieurs marchés de proximité et points de vente spécialisés, afin de relever les prix des principales fournitures scolaires, d’observer l’offre proposée et de recueillir les impressions des parents et des commerçants.
Reportage réalisé par Zineb Bouzid
La scène se répète à Alger et dans plusieurs autres villes du pays. L’affluence s’intensifie dans les différents points de vente. Les familles viennent compléter les fournitures de leurs enfants, comparer les prix et, parfois, négocier quelques dinars. Pour les plus jeunes, l’achat du nouveau cartable ou de la trousse constitue déjà un petit événement. Pour les parents, il s’agit surtout de trouver le juste équilibre entre les envies de leurs enfants, la qualité des produits et le budget consacré à cette rentrée.
Cette année, les étals proposent une offre particulièrement variée. Cartables, cahiers, trousses, tabliers, articles de papeterie et fournitures spécialisées sont disponibles dans une large diversité de modèles et de prix. De leur côté, les commerçants affirment avoir renforcé leurs stocks afin de répondre à une demande qui se fait de plus en plus importante.
Des cartables pour toutes les bourses
Parmi les premiers articles recherchés figurent naturellement les cartables. Véritable symbole de chaque rentrée scolaire, ils occupent une place centrale dans les étals et attirent particulièrement l’attention des enfants.
Les premiers prix débutent autour de 1.850 dinars, notamment pour les modèles destinés aux élèves du primaire. Ces cartables, généralement plus simples, répondent aux besoins essentiels des plus jeunes. Dans une gamme intermédiaire, les prix se situent entre 2.200 et 2.800 dinars, avec des modèles offrant davantage de compartiments et une conception jugée plus robuste.
À l’autre extrémité de l’offre, certains cartables peuvent atteindre 3.500 dinars, notamment lorsqu’ils sont fabriqués avec des matériaux renforcés ou bénéficient de finitions plus élaborées. Ces modèles semblent davantage attirer les élèves du cycle moyen et secondaire, pour lesquels la solidité et l’esthétique prennent une place plus importante dans le choix.
Dans les allées, les enfants observent les différents modèles, tandis que les parents examinent les coutures, les fermetures et les compartiments. Car derrière le choix d’un cartable, il y a aussi une question très concrète : celui-ci devra accompagner l’élève pendant plusieurs mois et supporter livres, cahiers et autres fournitures au quotidien.
Les choix ne manquent pas
Les cahiers occupent eux aussi une place importante dans les paniers des familles. Cahiers à petits ou grands carreaux, cahiers de dessin, modèles destinés à la calligraphie, aux sciences ou aux mathématiques, couvertures souples ou rigides : l’offre permet de répondre à des besoins très différents.
Certains parents privilégient les modèles classiques, suffisants pour les usages quotidiens, tandis que d’autres optent pour des cahiers à couverture rigide ou des produits plus élaborés destinés notamment aux matières principales.
Les packs de plusieurs cahiers attirent également les familles, notamment celles qui comptent plusieurs enfants scolarisés. Cette formule permet de regrouper les achats et, dans certains cas, de réduire la facture globale.
Le prix varie notamment en fonction du nombre de pages, du grammage du papier et de la qualité de la couverture. Une diversité qui permet aux familles de composer leur panier en fonction de leurs besoins, mais surtout de leur budget.
Autre passage obligé de la rentrée : le tablier scolaire. Dans les rayons, les modèles se déclinent selon les tissus, les coupes et les coloris, en fonction notamment des établissements.
Coton, polyester ou mélanges de matières, les choix sont nombreux. Les prix sont présentés comme globalement stables par rapport aux années précédentes, avec des modèles simples et d’autres conçus pour davantage de résistance.
Pour les parents, la question de la durabilité revient souvent. Le tablier devra être porté quotidiennement et résister aux lavages répétés tout au long de l’année scolaire. Là encore, le choix se fait donc entre le prix, la qualité et la capacité du produit à tenir dans le temps.
« Faire plaisir aux enfants »
Au milieu de cette effervescence, les parents ne cachent pas leur satisfaction devant la diversité de l’offre.
Mohamed, un père de famille rencontré dans l’un des marchés, se dit satisfait de ses achats. Il souligne la qualité des fournitures disponibles et estime que leurs prix restent accessibles pour la majorité des familles.
Un autre parent, Aissa, insiste pour sa part sur l’origine des produits. Il affirme privilégier les articles fabriqués en Algérie, tout en rappelant que cette période reste avant tout un moment particulier pour les enfants. Au-delà des listes scolaires et des dépenses, il s’agit aussi, pour lui, de leur faire plaisir à l’occasion de cette nouvelle rentrée.
Une dimension que l’on retrouve dans les scènes observées dans les différents points de vente : les parents calculent, comparent et choisissent, pendant que les enfants, eux, portent leur attention sur les couleurs, les motifs et les modèles qui leur plaisent.
Les commerçants constatent une forte affluence
Du côté des vendeurs, le constat est également marqué par le dynamisme de la saison. Un commerçant spécialisé dans les fournitures scolaires fait état d’une affluence particulièrement importante cette année.
Selon lui, le nombre de clients est supérieur à celui enregistré lors des précédentes rentrées. Il estime également que les prix pratiqués restent à la portée de différentes catégories de familles, ce qui contribuerait à expliquer le mouvement observé dans les marchés et commerces spécialisés.
Cette forte fréquentation se traduit par une animation continue dans les principaux espaces commerciaux, particulièrement à mesure que la date de la rentrée approche.
À Alger, plusieurs lieux attirent particulièrement les familles à la recherche de fournitures scolaires.
Le marché du 1er-Mai demeure l’un des points de passage privilégiés pour ceux qui recherchent un large choix et des prix compétitifs. Sidi Abdellah connaît également une forte fréquentation, tout comme Rouiba, qui conserve son importance en matière d’activité commerciale. La place El Kettani, à Bab El Oued, continue, elle aussi, d’attirer une clientèle fidèle. À la Safex, les familles disposent d’un cadre plus organisé pour parcourir les différentes offres et comparer les produits. Cette année, l’exposition «El Msid », organisée au Palais des expositions de la Safex sous le slogan « Ensemble pour une rentrée scolaire réussie », a accompagné également cette période de préparation du retour des élèves sur les bancs de l’école.
Entre marchés populaires, commerces spécialisés et espaces d’exposition, les familles disposent ainsi de plusieurs possibilités pour effectuer leurs achats. Une diversité qui leur permet de comparer les prix, mais aussi de choisir entre produits locaux et articles importés, selon leurs préférences et leurs moyens.
Une rentrée sous le signe du choix
Au fil des allées, une constante se dégage : la rentrée scolaire reste un moment commercial particulièrement intense, mais aussi un rendez-vous profondément ancré dans la vie quotidienne des familles algériennes.
Alors que la rentrée scolaire a eu lieu lundi 21 septembre, les achats de fournitures ne sont pas pour autant terminés. Plusieurs familles poursuivent leurs emplettes au fur et à mesure de la réception des listes définitives, notamment pour les fournitures spécifiques demandées par les enseignants. À cela s’ajoutent les achats des retardataires, qui profitent des jours suivant la rentrée pour compléter les cartables.
Dans les différents points de vente, l’affluence reste ainsi soutenue, avec des parents à la recherche des articles manquants ou à la comparaison des prix et de la qualité. Cahiers, articles de papeterie, trousses, cartables et autres fournitures continuent d’alimenter la demande, quelques jours encore après le retour en classe.
Derrière ces achats se retrouvent les scènes familières de chaque rentrée : un parent qui compare deux articles, un enfant qui hésite entre plusieurs modèles, ou encore une liste scolaire que l’on complète ligne après ligne. Les dépenses s’étalent ainsi sur plusieurs jours, au gré des besoins et des moyens de chaque famille.
La rentrée scolaire marque donc le début plutôt que la fin de cette période commerciale. Entre listes qui se précisent, fournitures manquantes et achats de dernière minute, les commerces devraient continuer à enregistrer une activité soutenue dans les jours qui suivent la reprise des cours.
Zineb B.
