Par Ammour Ryad
Le lancement officiel du Programme économique, social et de solidarité pour favoriser l’insertion économique durable des jeunes entrepreneurs en Algérie a été présidé par Fayçal Bentaleb, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal à Alger.

Ce programme trouve son fondement dans la mise en œuvre de l’accord de coopération conclu le 29 mars 2023 entre le ministère du Travail et l’Union européenne (UE). Supervisé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, il vise à concrétiser les engagements pris dans le cadre de cette collaboration.
S’exprimant à l’occasion, M. Bentaleb a affirmé que « le président de la République accorde un intérêt particulier à la démarche visant à préserver le système national de sécurité sociale et à réduire considérablement les taux de chômage, notamment chez les jeunes et les femmes, et ce à travers une batterie de mesures qui ont pour but d’insuffler une nouvelle dynamique à l’économie nationale et de la diversifier ».
« L’ensemble de ces mesures ont augmenté le nombre de placements dans le secteur économique de 293 912 en 2022 à 373 655 en 2023, sachant que 83% des placements ont été opérés au niveau du secteur économique privé, outre l’insertion de plus d’un demi-million de bénéficiaires des dispositifs d’insertions professionnelle et sociale », a-t-il précisé.
Le ministre a souligné l’importance du statut d’auto-entrepreneur, le démarrage des activités de l’Agence nationale de l’auto-entrepreneur (ANAE), ainsi que les encouragements fiscaux et parafiscaux. Il a mis en avant le fait que ces mesures contribueront à créer un environnement propice au développement d’un système économique social et solidaire, complémentaire et inclusif.
S’agissant du programme lancé à cette occasion, M. Bentaleb a affirmé qu’il visait à « renforcer le système de l’économie sociale et solidaire et à soutenir les projets à impact économique et social initiés par les jeunes et les femmes, notamment dans ce domaine, en adéquation avec les besoins et les capacités de chaque région ».
Quant à la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaouter Krikou, elle a mis en avant le caractère axé sur la promotion de l’insertion sociale et la stimulation de la mobilité économique des groupes dotés de compétences créatives dans le contenu de l’économie sociale et solidaire. Elle a souligné l’importance d’accompagner et de former ces groupes afin de garantir une véritable intégration dans le processus de développement national, particulièrement parmi les jeunes et les femmes. Concernant cette question, Mme Krikou a mentionné le projet sectoriel visant à encourager la participation des femmes, en particulier celles vivant en milieu rural, dans la production nationale. Elle a insisté sur le soutien de son secteur aux projets ayant un impact social et solidaire, soulignant qu’ils sont accompagnés par des initiatives de sensibilisation mises en place par des cellules spécialisées de proximité, réparties à travers l’ensemble du territoire national.
A. R.
