Par Chahid Lakeb
L’influence croissante de l’Algérie en Afrique, son emplacement stratégique et l’évolution du paysage géopolitique positionnent le pays comme un acteur majeur dans la région, la preuve
en est l’élection du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en qualité de président du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, (MAEP), une institution spécialisée de l’Union africaine (UA). Cette instance joue un rôle central dans les grandes orientations stratégiques pour un meilleur essor des pays africains.

Le 33ᵉ Sommet du Forum africain des chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union africaine (FAR) pour l’évaluation par les pairs, qui s’est tenu virtuellement, a réuni des dirigeants de tout le continent pour discuter de questions cruciales liées à la gouvernance et au développement en Afrique.
Au cours du sommet, le président Julius Maada Bio a souhaité la bienvenue à la République Centrafricaine en tant que 44ᵉ pays membre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), soulignant l’importance de l’inclusivité et de la coopération dans le cadre du MAEP. Il s’est félicité d’étendre la portée du Mécanisme à un autre pays africain, soulignant l’importance des efforts collectifs pour favoriser la bonne gouvernance et le développement durable à travers le continent.
Lors d’une cérémonie officielle de passation de pouvoir, M. Maada Bio a passé le relais au président Abdelmadjid Tebboune. Il a à l’occasion transmis ses meilleurs vœux au président Tebboune, exprimant sa confiance dans sa capacité à diriger efficacement le forum de l’APR. Il a exhorté à continuer de soutenir le président Tebboune et a souligné l’importance de l’action collective pour faire progresser les objectifs du MAEP de promotion de la bonne gouvernance et de la responsabilité à travers l’Afrique.
Rappelons que les deux Présidents partagent une autre mission d’envergure : ils sont tous les deux membres au Conseil de sécurité de l’ONU.
Le MAEP a pour mandat principal de veiller à ce que les politiques et les pratiques des États participants soient conformes aux valeurs, codes et normes politiques, économiques et de gouvernance d’entreprise convenus, et d’atteindre les objectifs mutuellement convenus en matière de développement socio-économique contenus dans la Déclaration de l’UA sur la démocratie, la politique, l’économie et la gouvernance d’entreprise.
Les pays membres du MAEP procèdent à l’autosurveillance de tous les aspects de leur gouvernance et de leur développement socio-économique. Les parties prenantes de l’Union africaine participent à l’auto-évaluation de toutes les branches du gouvernement – exécutif, législatif et judiciaire – ainsi que du secteur privé, de la société civile et des médias. Le processus d’examen du MAEP offre aux États membres un espace de dialogue national sur la gouvernance et les indicateurs socio-économiques, ainsi que l’occasion de parvenir à un consensus sur la voie à suivre.
Le MAEP a été lancé en 2002 et mis en place en 2003 par l’Union africaine dans le cadre de la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).
Pour sa part, le président Abdelmadjid Tebboune n’a pas manqué d’honorer la mémoire des fondateurs du mécanisme du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) et il a souligné l’importance du rôle de l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Sénégal et le Nigéria pour la conceptualisation et la matérialisation du Nepad qui par la suite muté pour devenir le MAEP.
En tant que président du MAEP, le président Tebboune va œuvrer, lors de son mandat, à favoriser l’adoption de politiques, de normes et de pratiques qui conduisent à la stabilité politique, à une croissance économique élevée, à un développement durable et inclusif et à une intégration économique régionale et continentale accélérée, grâce au partage d’expériences et au renforcement des meilleures pratiques et des réussites, y compris la fourniture de données et d’informations fiables. De plus, le président de la République veillera à ce que les politiques et les pratiques des États participants soient conformes aux valeurs, codes et normes politiques, économiques et de gouvernance d’entreprise convenus, et d’atteindre les objectifs mutuellement convenus en matière de développement socio-économique contenus dans la Déclaration de l’UA sur la démocratie, la politique, l’économie et la gouvernance d’entreprise.
Le président Tebboune a affirmé lors de sa allocution qu’il “travaillera dur pendant mon mandat à la tête de ce mécanisme continental, en comptant sur votre aide et votre soutien, pour garantir que notre forum soit un espace ouvert et coopératif, et fonctionne dans un esprit de camaraderie, d’amitié et d’amitié et permettre à nos frères et collègues d’autres pays d’y adhérer afin que nous puissions contribuer ensemble, dans un cadre dominé par la loyauté, l’honnêteté et la réflexion, à promouvoir la bonne gouvernance dans nos pays et dans les régions d’Afrique que nous souhaitons”. Il a, surtout, insisté sur le fait que “l’Algérie assumera la présidence du forum avec un engagement total pour que le mécanisme africain puisse contribuer dans la mesure requise à l’œuvre du continent africain en faveur de la paix et de la stabilité ».
Le nouveau président du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, Abdelmadjid Tebboune, a une importante responsabilité à assumer en ce qui concerne la facilitation de la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA et des objectifs de développement durable. Le président Tébboune a un grand mandat devant lui, surtout avec la récente décision de s’attaquer aux Objectifs de développement durable (ODD).
L’ère Tebboune est à marquer d’une pierre blanche, car s’il y a bien une réalité incontestable, c’est que l’Algérie n’a jamais été autant actrice sur la scène internationale, en quelques années le pays revêt une importance significative pour la stabilité de la Méditerranée, de l’Afrique et du Moyen-Orient. Toutes les actions à grande échelle pour restaurer son influence ont été fructueuses.
