Par M. B. Kh.
Beaucoup de sujets dont l’importance est avérée seront discutés lors du 7e sommet du Forum des chefs d’Etat et de gouvernement des pays exportateurs de gaz (GECF), qui se tient du 29 février au 2 mars 2024 à Alger. Cette rencontre représente une plateforme idéale pour débattre de tous les changements intervenus dans le secteur de l’énergie au niveau mondial, surtout durant les années 2022 et 2023.

A commencer par les pénuries d’approvisionnement et la hausse des prix, en raison de la crise ukrainienne. Il y sera également question de la demande mondiale de gaz pour les prochaines années, dans un contexte de décarbonation dont la politique est activement prônée par les pays de l’UE, pour encourager une utilisation massive des énergies propres et renouvelables. Une politique qui risque de porter préjudice aux intérêts des pays producteurs et exportateurs de gaz, dans la mesure où les investissements qu’ils ont consenti pour le développement de nouveaux gisements ou pour la construction d’infrastructures dans ce secteur seront pénalisés par la baisse de la demande.
Les participants au 7e sommet auront aussi à discuter des changements qui risquent d’intervenir dans le marché gazier, même s’il connaît actuellement une certaine stabilité. En effet, la mise en service de nombreuses usines de GNL de par le monde, entre 2026 et 2030, aura pour résultat l’augmentation de l’offre et donc une baisse des prix. Cela aboutira systématiquement à une baisse dans les investissements dans le secteur gazier. Résultat : après 2030, le risque de voir une une nouvelle pénurie de gaz est assuré, selon les observateurs du secteur.
En plus de ces aspects, le 7e Sommet du GECF sera une opportunité pour se pencher sur tous les dossiers de coopération entre les principaux pays producteurs de gaz, avec pour objectif d’apporter une stabilité dans les marchés mondiaux, comme l’a expliqué le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab. Il est donc question de tous les mécanismes de la coopération pour garantir une sécurité énergétique mondiale. L’importance de sécuriser l’offre et la demande pour garantir la sécurité énergétique mondiale, servir l’intérêt commun à travers des contrats de livraison de gaz à long terme, s’adapter à la mutation mondiale vers des énergies propres, tout en soulignant le rôle important et positif du gaz naturel dans cette transition énergétique prônée depuis des années, sont autant de points qui seront abordés lors de cette rencontre.
Il sera aussi question, durant ce Sommet, de rapprocher les vues des pays membres pour tout ce qui concerne les défis et les opportunités de l’industrie gazière, dans un contexte de changements importants aussi bien au niveau régional qu’au niveau mondial.
