Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a présidé, hier au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif Rahal à Alger, une rencontre avec les présidents des partis politiques représentés au sein des Assemblées nationales et locales élues. Avant le début des travaux, le chef de l’Etat a salué les présidents des partis participant à cette rencontre qui se poursuit.

Cette réunion à laquelle ont pris part le Premier ministre, M. Nadir Larbaoui et le directeur de Cabinet à la Présidence de la République, M. Boualem Boualem, intervient conformément aux engagements du président de la République d’instaurer la tradition du dialogue et de la concertation avec la classe politique pour consacrer la démocratie participative.
La rencontre du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avec les présidents des partis politiques représentés aux Assemblées nationales et locales élues s’est poursuivie, hier à l’après-midi, avec l’audition, par le chef de l’Etat, des interventions des présidents des partis politiques.
Plusieurs questions nationales, régionales et internationales d’actualité ont été débattues lors de cette rencontre dans le cadre d’un dialogue franc et constructif.
Révision de la loi relative aux partis politiques
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a annoncé lors d’une entrevue avec les médias, en 2023, une révision de la loi relative aux partis politiques. Il avait en outre déclaré que : «les partis sont libres de tracer leurs propres programmes politiques, mais doivent avoir pour dénominateur commun, l’unité nationale et la Déclaration du 1er Novembre, qui appelle à l’édification d’un Etat démocratique et social ».
Lors de l’entrevue, diffusée sur les chaînes de télévision et stations de radio nationales, le président Tebboune avait expliqué que tous ce qui peut consolider le front intérieur et qui relève de la ligne nationale est le «bienvenu».
Il avait à ce propos, demandé à en «finir avec les vieillies méthodes dans l’activité partisane». Cela permettra de se focaliser sur l’action « efficace » reposant sur la mobilisation des militants dans la rue qui, « depuis le hirak authentique et béni, ne saurait être déviée de sa trajectoire ».
Dans le même contexte, le président de la République avait abordé les points de désaccord concernant certaines questions sur lesquelles il ne pouvait pas « être en accord ». Parmi ces questions, le président a mentionné l’appel de certains partis politiques en faveur de la libération des personnes impliquées dans des « affaires de détournement et de dilapidation de fonds publics à l’étranger, sous condition de coopération pour leur récupération ».
Le chef d’état avait martelé : «Celui qui a volé doit payer !». Selon le président cela ne relève pas seulement de l’aspect financier mais l’éthique morale. Il a en outre révélé que des investigations menées durant les élections des assemblées élues en 2023, notamment l’Assemblée populaire nationale (APN), avaient divulgué une «tentative de la Issaba (bande) de présenter 750 candidats corrompus pour accéder au Parlement».
Le président a également évoqué que « le volet social » est également un point de désaccord avec d’autres partis. Il a en outre dit : « nous avons réalisé beaucoup de choses que personne n’avait pourtant revendiqué, et ce, partant de notre souci de redistribuer les richesses du pays aux citoyens équitablement ».
Notons qu’hier, Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a présidé, une rencontre avec les présidents de 27 partis politiques représentés au sein des Assemblées nationales et locales élues. Cette rencontre intervient à quelques semaines du début des élections présidentielles.
Il faut rappeller que la communication avec l’opinion publique nationale et la classe politique est l’un des principaux engagements pris par le président de la République, il y a quatre ans, et qu’il s’est depuis attelé à honorer.
Synthèse Y. O. et G. S. E.
