Par Ammour Ryad
Après les festivités du Ramadan et de l’Aïd El-Fitr, les familles algériennes se concentrent durant ces jours sur l’Aïd El-Adha. Les fluctuations des prix des viandes rouges inquiètent le consommateur quant aux prix des moutons pour le sacrifice.

En ces jours bénis, les pères de familles se dirigent vers les marchés souhaitant avoir la possibilité d’acheter un mouton, une chèvre ou un bœuf a un prix raisonnable.
Les marchés aux bestiaux sont pris d’assaut. C’est aussi l’occasion pour les éleveurs mercantiles de réaliser de bonnes affaires. A l’approche de cette importante fête religieuse, nous avons visité le marché d’élevage de Boudouaou, plus exactement dans la wilaya de Boumerdès, où nous avons constaté une forte hausse les prix. De nombreuses personnes ne pouvaient pas se permettre d’acheter même pas un agneau.
Curieux de comprendre cette situation, nous avons approché un vendeur nommé Fayçal, qui nous a indiqué que « cette année, les prix des moutons sont plus élevés que l’année dernière, avec une hausse de 2 à 3 millions de centimes. »
Un agriculteur a ajouté : « Concernant mes moutons, les prix commencent à partir de 58 000 DA. »Nous avons ensuite recueilli le témoignage de Riadh, spécialiste du commerce d’ovins, qui nous a confirmé : « Cette année, les moutons sont à des prix exhorbitante par rapport aux années précédentes. Cela s’explique par le coût plus élevé de la nourriture pour bétail. De plus, la sécheresse puis les pluies diluviennes endommagent de nombreuses terres agricoles qui fournissent cette nourriture. »
En conséquence, les éleveurs et les maquignons s’accordent à dire qu’il n’y aura pas de mouton à moins de 55 000 DA cette année.
Bien que les autorités aient tenté de réduire l’inflation à travers l’importation d’ovins de Roumanie, les prix des viandes rouge et blanche ont fluctué considérablement ces derniers mois. Pendant le Ramadan, le prix du kilogramme de viande rouge a atteint un niveau de 1900 DA local et 1200 DA pour la viande importée. Ces événements et d’autres facteurs ont alimenté les discussions sur le prix des moutons pour l’Aïd 2024.
Il est à noter que lors de notre entretien avec le vice-président de la Fédération nationale des éleveurs, Belkacem Mezroua, nous avons appris que « les autorités, notamment le ministère de tutelle, doivent intervenir pour améliorer la situation de l’élevage ovin ».
