
La BYD Seagull, petite citadine électrique conçue par le géant chinois BYD, fait beaucoup parler d’elle avant même son lancement en Europe. Déjà considérée comme une future rivale de modèles tels que la Dacia Spring, la Citroën ë-C3 ou encore la Fiat Grande Panda, la Seagull a été récemment aperçue en phase de test à Bruxelles. Malgré son camouflage, ses grandes lignes sont déjà bien connues, promettant une petite révolution dansle segment des voitures électriques abordables.
La BYD Seagull n’est pas une nouveauté pour les amateurs d’électriques compactes. Dévoilée lors du Salon de Shanghai en 2023, elle a immédiatement conquis le marché chinois où elle est proposée à un tarif particulièrement attractif, équivalent à environ 10 000 €. Ce positionnement prix a permis à la Seagull de se hisser régulièrement au sommet des ventes automobiles, toutes catégories confondues. En novembre dernier, plus de 56 000 unités ont été écoulées en Chine, surpassant même la très populaire Tesla Model Y.
En dehors de la Chine, la Seagull commence également à s’implanter sur d’autres marchés internationaux. Au Mexique, par exemple, elle est commercialisée sous le nom de Dolphin Mini et y rencontre également un vif succès. Ce modèle semble destiné à reproduire cette dynamique en Europe, où le besoin d’électriques accessibles est en pleine croissance.
Une gamme pensée pour compléter l’offre BYD
Dans la hiérarchie de BYD, la Seagull occupe le rôle de modèle d’entrée de gamme, venant compléter une offre déjà riche avec des modèles comme la Dolphin (« dauphin ») et la Seal (« otarie »). Malgré sa taille compacte et son positionnement économique, elle ambitionne de jouer un rôle de locomotive commerciale en Europe pour cette marque chinoise encore émergente sur le Vieux Continent.
Le marché européen est un défi de taille pour BYD, mais la Seagull arrive bien armée. Sur le créneau des citadines électriques à prix contenu, elle devra affronter non seulement des concurrentes comme la Dacia Spring ou la Citroën ë-C3, mais également des modèles comme la Leapmotor T03, désormais sous le giron de Stellantis. Cependant, un avantage stratégique pourrait se dessiner grâce à l’ouverture de la nouvelle usine BYD en Hongrie, prévue pour fin 2025. Une production européenne permettrait d’éviter les taxes sur les importations chinoises imposées par l’Union européenne.
Une Seagull plus européenne que chinoise
Les prototypes de la Seagull aperçus à Bruxelles témoignent des efforts d’adaptation de BYD pour répondre aux attentes du marché européen. Avec des plaques françaises et un centre de développement en Belgique, BYD travaille activement à rendre sa petite citadine conforme aux réglementations locales, tant en matière de sécurité que de performances.
Si la silhouette générale de la Seagull semble fidèle au modèle chinois, des ajustements techniques importants sont à prévoir. Les goûts européens, notamment en matière de tenue de route, nécessitent des optimisations, car la suspension jugée trop souple en Chine pourrait ne pas convenir ici. Par ailleurs, la sécurité sera un point central de ces modifications. La Seagull devra répondre aux normes européennes GSR 2, incluant des systèmes comme la lecture des panneaux, les alertes de vitesse et de franchissement de ligne, ainsi que des crash-tests plus exigeants.
En termes de dimensions, la version européenne pourrait s’allonger légèrement par rapport au modèle chinois (3,78 m), sans pour autant dépasser les 4 mètres.
Deux batteries, deux moteurs au programme ?
Si les spécifications techniques pour l’Europe n’ont pas encore été officiellement dévoilées, on peut s’attendre à ce que la Seagull conserve les configurations disponibles en Chine. Deux motorisations pourraient être proposées : une version d’entrée de gamme de 75 ch équipée d’une batterie LFP de 30 kWh et une version plus puissante de 100 ch avec une batterie de 39 kWh. Cette dernière offrirait une autonomie d’environ 400 km selon les normes chinoises.
La recharge rapide devrait toutefois rester modeste, avec une puissance maximale de 30 à 40 kW, ce qui correspond au positionnement économique du modèle. Ce choix permettrait également de préserver la durée de vie des batteries, une préoccupation importante pour les clients sensibles aux coûts d’entretien.
Une révolution attendue pour 2025
La BYD Seagull incarne parfaitement l’ambition de BYD de devenir un acteur incontournable de la mobilité électrique. Avec son prix compétitif, ses dimensions adaptées aux besoins urbains et ses spécifications techniques prometteuses, elle pourrait rapidement trouver sa place sur les routes européennes. Reste à voir si cette petite citadine réussira à séduire un public toujours plus exigeant, mais son potentiel semble d’ores et déjà indéniable.
