Par Kheireddine B.
Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belaabed a affirmé, jeudi dernier, que la révision des programmes scolaires était opérée suivant un calendrier “étudié” par le ministère afin d’être au diapason des développements scientifiques et technologiques accélérés.

Lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, le ministre a mis en avant que cette révision est en cours “en conformité avec la loi d’orientation sur l’éducation nationale et la révision générale des programmes et du guide de référence pour l’élaboration des programmes adoptés”.
En réponse à une question concernant la révision des programmes scolaires, M. Belaabed a expliqué que cette démarche suit “un calendrier soigneusement étudié et établi” par le ministère. Il a également souligné que le Conseil national des programmes (CNP), mis en place en 2021, “s’engage activement à réviser les programmes scolaires pour les aligner sur la nouvelle période que traverse la société algérienne, ainsi que sur les avancées scientifiques et technologiques en rapide évolution”.
“Le ministère de l’Education nationale a œuvré pour concrétiser les engagements du $résident de la République dans ce domaine à travers l’introduction de la langue anglaise dans le cycle primaire (3e année), la prise en charge de l’éducation physique et sportive au cycle primaire par des enseignants spécialisés, outre l’adoption de l’évaluation des acquis des élèves du cycle primaire, des tablettes électroniques pour alléger le poids du cartable, mais aussi la deuxième copie du manuel scolaire et de nouveaux horaires”, a rappelé le ministre.
En réponse à une question concernant la révision des matières liées à l’éducation islamique et à l’histoire au niveau de l’enseignement primaire, ainsi que la réintroduction de la filière sciences islamiques au niveau du secondaire, M. Belaabed a expliqué que “la réorganisation du cycle secondaire, dans le cadre de la réforme globale du système éducatif, vise à aligner les grandes orientations internationales”. Selon le ministre, cette réorganisation ne nécessite pas l’inclusion de la filière sciences islamiques au sein de ce cycle, mais plutôt de la laisser comme une spécialité accessible à l’université pour les bacheliers qui souhaitent s’y inscrire. De plus, M. Belaabed a rappelé que la matière éducation islamique était déjà enseignée au niveau des cycles primaire et moyen, et que les sciences islamiques étaient enseignées au niveau du cycle secondaire, quelle que soit la filière. Il a précisé que l’histoire, l’éducation islamique et les sciences islamiques (au niveau secondaire) font partie des matières prises en compte lors des examens de fin de cycle moyen et de fin de cycle secondaire.
Concernant la possibilité de restituer le baccalauréat sciences islamiques et sciences techniques évoquée par un des députés, le ministre de l’Education nationale a souligné que le cycle secondaire “assure aux élèves divers parcours scolaires permettant de se spécialiser progressivement dans les différentes filières en fonction de leurs capacités et choix pour les études universitaires”. “Les bacheliers, toutes filières confondues, peuvent s’inscrire aux établissements de formation relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique spécialité Sciences islamiques”, a précisé le ministre.
