
La rencontre qui a réuni les chefs de mission de ces joutes, prévues du 20 au 30 août prochain à travers quatre villes du pays, à savoir Skikda, Annaba, Sétif, et Constantine, permettra de mettre au point les derniers préparatifs de ce grand évènement continental, premier en son genre, qu’accueille l’Algérie.
C’est surtout là un rendez-vous de concertation pour mettre sur la table l’enjeu et l’impact d’un tel regroupement sportif juvénile en particulier, mais aussi la stratégie en quête d’une meilleure structuration du mouvement sportif africain dans le cadre des valeurs de l’olympisme. L’évènement est d’une grande portée, en témoigne son placement sous l’égide de l’Association des Comités nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA). La Fédération Internationale du sport scolaire (FISS) y est également pleinement engagée. La cérémonie d’ouverture du conclave, lancée hier, sous la présidence de Mustapha Berraf, président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), a été rehaussée par la présence des représentants de l’Association des confédérations africaines des sports olympiques (Casol), du Comité international olympique (CIO) et la Fédération internationale du sport scolaire (FASS). Lors de son discours inaugural M. Berraf n’a pas manqué d’appuier ses remerciements au «gouvernement algérien, pour son accueil chaleureux, son soutien sans faille et sa mobilisation totale en faveur de cet événement sportif continental. (…) La tenue de cette réunion marque une étape décisive dans notre ambition commune de bâtir une Afrique sportive dès l’école, dès l’enfance et dès aujourd’hui», a-t-il déclaré. «C’est à travers ces jeux que nous affirmons collectivement notre engagement à investir dans la jeunesse, à promouvoir l’éducation par le sport et à renforcer les valeurs olympiques de respect, d’excellence et de solidarité», a ajouté le président de l’ACNOA. Abordant l’enjeu de la rencontre, M. Berraf soulignera que «ce séminaire des chefs de mission est une étape clé de cette aventure. Il nous permet de coordonner nos efforts, de mutualiser nos expertises et de garantir la qualité, la sécurité et la réussite organisationnelle de l’évènement. Votre présence ici est un gage de sérieux et de mobilisation». Il faut savoir que ces jeux concerneront des jeunes athlètes de 14 à 17 ans attendus de toute l’Afrique. La compétition regroupera pas moins de 25 disciplines dont le judo, la natation, l’athlétisme, le beach-volley et le football. A travers ces jeux, les promoteurs y voient une belle opportunité pour dénicher les futures pépites du continent, mais aussi à encourager les échanges et les rapprochements entre les pays. Plus particulièrement pour l’Algérie, c’est là une occasion pour réaffirmer son engagement à encourager le développement du sport scolaire, fer-de-lance des futurs champions, mais aussi sa disponibilité et sa capacité à abriter des manifestations sportives en tous genres d’envergures continentales, et même mondiales. Notons enfin que ces 1ers jeux scolaires africains se veulent une rampe de lancement aux jeunes athlètes appelés à prétendre à d’autres compétitions plus prestigieuses comme les Jeux africains de la jeunesse (JAJ), prévus en décembre à Luanda, les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), de 2026 à Dakar, et les JO de 2028 à Los Angeles.
Djaffar Chilab
