
Mme Bakhta Selma Mansouri, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires africaines, a affirmé, lundi dernier à Alger, que la Journée de l’Afrique représente une opportunité de rappeler que l’histoire conserve la mémoire des événements et que la justice ne relève pas d’une simple revendication passagère, mais constitue un droit collectif fondamental.
Lors de son intervention à la cérémonie d’ouverture de la Journée mondiale de l’Afrique, organisée par le Groupe africain au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, Mme Mansouri a souligné que cette journée représente une opportunité de réaffirmer que l’histoire conserve les mémoires, et que la quête de justice ne relève pas d’un simple contexte passager, mais incarne un droit collectif. Elle a ajouté que passé et présent se rejoignent pour construire un avenir enraciné dans notre volonté commune et notre dignité.
Elle a ajouté que la célébration de cette Journée « est une occasion pour rendre un hommage solennel aux luttes des peuples africains contre la colonisation barbare et l’esclavage, ainsi que contre toute forme d’exploitation et de discrimination, et de saluer les sacrifices des générations qui ont tracé la voie vers l’unité et l’indépendance du continent ». Mme Mansouri a indiqué que cette édition de la célébration se tient sous un slogan puissant et chargé de symbolisme : «Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers la question des réparations». Elle a souligné que ce mot d’ordre traduit la volonté de l’Afrique de réhabiliter son histoire et de revendiquer une justice historique, capable de restaurer la dignité de toutes les victimes des profondes injustices ayant marqué les siècles passés.
Dans ce cadre, Mme Mansouri a affirmé que l’Algérie, sous la direction du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, « réaffirme son plein soutien à cette vision émancipatrice, ancrée dans une histoire de lutte commune, pour laquelle l’Algérie a toujours été en première ligne et à laquelle elle reste profondément engagée ». Elle a également mis en lumière « le rôle du président de la République, en sa qualité de président du Forum des chefs d’État et de gouvernement du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), dans la concrétisation de la bonne gouvernance et de la justice sociale comme piliers de la renaissance africaine globale, ainsi que dans le renforcement de la coopération Sud-Sud et de la coopération tripartite, en tant qu’outils essentiels pour établir des partenariats équitables et équilibrés ». En tant que chef de file de l’Union africaine dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, « le président de la République continue de promouvoir une approche intégrée qui réhabilite la sécurité humaine et établit un lien entre stabilité, développement et justice comme condition sine qua non au développement de sociétés résilientes et prospères », a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, les ambassades des pays africains accréditées en Algérie ont organisé plusieurs expositions mettant à l’honneur leurs cultures et traditions, à travers des œuvres artistiques et des photographies illustrant les rencontres entre différents dirigeants africains.
Parmi les visuels présentés figuraient des images témoignant des souffrances du continent africain ainsi que du soutien apporté par l’Algérie aux mouvements de libération à travers l’Afrique.
A. Ryad
