
Le directeur général de la prospective au ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Miloud Medjelled, prend part aux travaux de la conférence « African Energy Technology (AET) », organisée du 27 au 29 mai à Accra (Ghana), autour du thème : « Innovation, investissement, exécution : vers le financement pour la croissance du secteur de l’énergie durable en Afrique », selon un communiqué émanant du ministère. Dans un contexte mondial marqué par une transition énergétique accélérée, l’Algérie s’inscrit dans une dynamique de réflexion prospective visant à concilier croissance économique et souveraineté énergétique. Notre pays multiplie ses participations aux forums internationaux dédiés à la question. La participation active à l’African Energy Technology (AET) est un des symboles de cette dynamique.
Désigné par le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, M. Medjelled représente l’Algérie à cet important rendez-vous continental, marqué par la présence de nombreux experts des technologies de l’énergie ainsi que de hauts responsables d’institutions financières et d’investissement, tant africaines qu’internationales.
Lors de son intervention consacrée à la contribution de l’Algérie dans le domaine de la recherche et du développement énergétique, M. Medjelled a mis en avant le « fort engagement » de l’Algérie à contribuer de manière active et constructive aux efforts de transition énergétique à l’échelle du continent. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats technologiques et de mutualiser les ressources pour accompagner cette mutation stratégique.
Cette déclaration reflète une stratégie claire de l’État. Il ne s’agit pas d’abandonner les hydrocarbures du jour au lendemain. Ils restent un pilier essentiel de l’économie. L’objectif est plutôt de mieux les utiliser. En tirer le maximum, tout en préparant l’avenir. Cet avenir repose sur des énergies propres, innovantes et renouvelables.
Sur le plan géopolitique, c’est aussi un choix réfléchi. En exportant davantage, le pays renforce sa position sur les marchés mondiaux. Cela permet aussi de limiter l’impact environnemental à l’intérieur du pays. En tous cas, la première journée de la conférence, organisée par le Centre africain des technologies de l’énergie (AETC) en partenariat avec l’Organisation africaine des producteurs de pétrole (APPO), a réuni plusieurs figures majeures du secteur. Parmi elles : le secrétaire général de l’APPO, Omar Farouk Ibrahim, le directeur général de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, Francesco La Camera, ainsi que plusieurs ministres africains de l’Énergie et des représentants d’organisations internationales.
En marge de l’événement, M. Medjelled tiens des rencontres bilatérales avec des responsables d’institutions africaines et régionales. Ces échanges visent à renforcer la coopération technique et à favoriser le partage d’expertises. Les discussions porteront sur les énergies renouvelables, les technologies du gaz et de l’électricité. L’Algérie y exprimera également son soutien aux initiatives visant à créer un marché énergétique africain intégré, orienté vers des solutions durables.
G. S. E.
