
Humiliée en Slovaquie, l’Allemagne traverse une crise. Entre les critiques de ses anciennes gloires et un sélectionneur sous pression, la Nationalmannschaft jouait sa survie hier face à l’Irlande du Nord. La Mannschaft s’est finalement imposée 3-1 grâce, notamment, à un coup franc direct de Florian Wirtz.
À Cologne, un mot revient partout : Blamage. La défaite 0-2 en Slovaquie n’est pas un simple accident : c’est seulement la quatrième de l’histoire de l’Allemagne en qualifications pour une Coupe du monde, la première à l’extérieur depuis 48 matchs. Un séisme qui a plongé la Mannschaft en plein Krisenmodus. Le match contre l’Irlande du Nord s’est transformé en référendum pour Julian Nagelsmann, plus que jamais sous pression. Accusé de «manquer d’idées» et critiqué pour ses expérimentations tactiques, le sélectionneur promet des «changements radicaux», n’hésitant pas à bousculer des cadres comme Kimmich ou Rüdiger. «Ceux qui ne se sacrifient pas pour l’Allemagne n’ont pas leur place», a-t-il martelé dans un discours martial qui trahit son inquiétude.
Les légendes, elles, n’ont pas ménagé leurs mots. Lothar Matthäus dénonce une équipe «sans ADN», Schweinsteiger pointe un «problème d’attitude», quand Rudi Völler évoque une prestation «d’amateur». Des critiques qui renforcent le malaise d’une nation qui ne se reconnaît plus dans son équipe.
Sur le terrain, le constat est brutal : défense fébrile, attaque sans Musiala inoffensive, manque d’engagement criant. La presse titre «Totalausfall» – échec total. Une nouvelle contre-performance aurait signé une quatrième défaite de rang, une première depuis plus d’un siècle. L’Allemagne joue donc bien plus que trois points : son honneur, sa crédibilité et, peut-être, la survie de son sélectionneur. Mais l’histoire rappelle qu’après la gifle de 1-5 face à l’Angleterre en 2001, la Mannschaft avait rebondi jusqu’en finale du Mondial. Un mince fil d’espoir pour un géant ébranlé.
