
Le ministère de la Santé prépare un texte législatif majeur pour garantir que la prévention soit systématiquement prise en compte dans tous les secteurs d’action publique. Dans ce cadre, le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé, Dr Djamel Fourar, a confirmé, mardi dernier, la mise en œuvre d’un projet de loi en ce sens.
Un nouveau cadre légal est en préparation pour institutionnaliser la prévention dans toutes les politiques publiques. C’est ce qu’a annoncé le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé, Dr Djamel Fourar, à l’occasion d’une conférence de presse dédiée à la situation épidémiologique des maladies transmissibles. Il a précisé que ce projet de loi visait à assurer l’intégration de la prévention dans l’ensemble des secteurs. Cette démarche intervient alors même qu’il a souligné que les maladies transmissibles demeurent un «véritable défi pour la santé malgré la stabilité observée ».
Pour M. Fourar, la surveillance épidémiologique demeure l’un des «piliers essentiels» du système de prévention. Il a précisé que son efficacité repose sur la liste des maladies à déclaration obligatoire. Cette liste est mise à jour et fournie par les services de l’Institut national de santé publique (INSP) et de la Direction générale de la prévention et de la promotion de la santé.
Dans le cadre de ses efforts de prévention, le ministère de la Santé a conçu une stratégie nationale multisectorielle. M. Fourar a souligné que cette approche, impliquant tous les secteurs concernés, est essentielle pour endiguer les maladies les plus répandues. Elle s’articule autour de l’amélioration des outils se surveillance, d’alerte et de réponse rapide, et par la diffusion d’instructions techniques actualisées relatives au diagnostic, à la surveillance et à la gestion des épidémies. Le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Tamanrasset, Dr Ilyes Akhamokh, a confirmé qu’«aucun cas de choléra n’a été enregistré jusqu’à présent». Cependant, en raison de la présence de la maladie dans certains «pays africains voisins», un dispositif de veille a été activé. Il a par ailleurs précisé que pour garantir une gestion efficace en cas de crise, « tous les médecins de la wilaya ont été formés pour gérer toute situation d’urgence ». Selon le directeur général de l’Institut Pasteur, Dr Faouzi Derrar, l’évolution du contexte sanitaire global impose une mise à niveau du dispositif de lutte contre les maladies infectieuses. Le DG a insisté sur la nécessité de pouvoir faire face à une augmentation du nombre de cas à l’avenir, notamment en tenant compte des changements climatiques mondiaux qui influencent la dissémination des micro-organismes pathogènes. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), par la voix de sa représentante, la Dr Fella Oudjida, a mis en avant une stratégie nationale qui mobilise plusieurs secteurs de la santé publique. L’objectif principal de cette dernière est de décupler les moyens du pays pour la prévention et pour « une réponse rapide aux risques sanitaires».
Abir Menasria
