
À l’occasion de sa participation au Salon Djazagro, l’entreprise 3A BIOTECH, basée en Espagne, spécialisée dans la fabrication d’antioxydants, de conservateurs et d’ingrédients fonctionnels, a mis en avant son savoir-faire fondé sur plus de 20 ans d’expérience. Présente dans plusieurs secteurs, de l’agroalimentaire à la cosmétique en passant par l’agriculture, la société développe des solutions innovantes, naturelles et adaptées aux besoins des industriels. Nous avons échangé avec Sergio Felipe Buendía, qui revient sur le positionnement de l’entreprise, son intérêt pour le marché algérien et ses perspectives de développement.
Entretien Réalisé par Cheklat Meriem
Alger 16 : Quels secteurs de l’agroalimentaire offrent le plus d’opportunités, selon vous, en Algérie ?
Sergio Felipe Buendía : D’après notre expérience, notamment chez 3A Biotech, le secteur des huiles comestibles représente aujourd’hui l’un des segments les plus porteurs. Nous collaborons déjà avec un acteur majeur comme Cevital, qui constitue pour nous un partenaire stratégique important.
Au-delà des huiles, nous pensons également que les fruits et légumes offrent un potentiel intéressant, avec de réelles perspectives de développement à moyen et long terme.
Pourquoi avez-vous choisi de participer à Djazagro cette année ?
L’année dernière, nous avons participé au salon en tant que visiteurs dans une démarche de prospection. Nous y avons identifié de nombreuses opportunités, notamment après l’ouverture accrue du marché algérien aux entreprises étrangères, y compris espagnoles.
Nous avons même pu conclure certains accords avec des entreprises locales comme Cevital ou Matec. Cette expérience nous a convaincus de revenir cette année en tant qu’exposants, afin de renforcer notre présence et développer davantage notre réseau.
Comment évaluez-vous le potentiel du marché algérien pour les entreprises espagnoles ?
Le potentiel est très important. D’abord pour des raisons géographiques : nous sommes des voisins et certaines régions d’Espagne sont même plus proches de l’Algérie que de Madrid.
Il existe également des proximités culturelles et une dynamique d’ouverture du marché qui rendent les échanges plus fluides. Pour nous, c’est un marché stratégique avec des perspectives de croissance très intéressantes.
Avez-vous déjà des partenariats ou des projets en cours avec des entreprises algériennes ?
Oui, nous travaillons déjà avec Cevital et sommes en discussion avec plusieurs acteurs. Nous collaborons également avec Matec, qui teste actuellement nos produits, ainsi qu’avec Afia.
Par ailleurs, nous sommes accompagnés par un distributeur local, SPI, qui nous aide à développer notre activité en Algérie. Nous espérons concrétiser de nouveaux accords à l’issue du salon.
Vos produits ou technologies sont-ils adaptés aux besoins spécifiques du marché algérien ?
Oui, nos produits sont parfaitement adaptés. Nous proposons à la fois des solutions naturelles et synthétiques, ce qui nous permet de répondre à différents niveaux de pouvoir d’achat.
Nous travaillons également avec des partenaires locaux, ce qui nous aide à mieux comprendre les besoins du marché et à ajuster notre offre en conséquence.
Envisagez-vous une implantation ou un investissement à long terme en Algérie ?
Comme on dit, « Inch’Allah ». Le potentiel de production locale est réel et pourrait faciliter notre développement dans la région.
Nous sommes déjà présents en Afrique du Nord, notamment en Tunisie et en Égypte. S’implanter en Algérie serait donc une suite logique pour renforcer notre présence régionale et structurer davantage nos activités.
Ch. M.
