
La huitième édition de la Foire des produits et services algériens s’est ouverte hier à Nouakchott. Elle accueille cette année près de 350 entreprises algériennes issues de secteurs variés et se poursuivra jusqu’au 11 mai. Un rendez-vous économique qui s’inscrit clairement dans une stratégie d’expansion : promouvoir le produit local et renforcer sa présence sur les marchés africains. Selon un communiqué du ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, les préparatifs de cet événement ont été menés « à un rythme accéléré », avec une attention particulière portée à l’aménagement des stands selon des standards modernes. Mais au-delà de l’aspect vitrine, l’objectif est surtout opérationnel. Des rencontres d’affaires bilatérales (B2B) sont programmées, accompagnées de conférences économiques spécialisées destinées à explorer les opportunités d’investissement et à identifier de nouveaux axes de coopération entre les deux pays. Avec une participation qualifiée d’inédite, cette édition se positionne comme « un événement économique de premier plan », reflet d’un rapprochement progressif entre Alger et Nouakchott sur le plan économique. L’enjeu est clair : transformer cette présence massive en contrats, partenariats et perspectives concrètes. Le salon est ainsi présenté comme « une plateforme stratégique » visant à renforcer la visibilité des produits algériens sur le marché mauritanien, tout en soutenant une politique d’exportation tournée vers la diversification, au-delà des hydrocarbures. Une orientation qui s’inscrit dans «une perspective partagée visant à renforcer la collaboration économique entre les deux nations liées ». Dans cette dynamique, les organisateurs misent sur un «espace intégré » capable de valoriser un large éventail de produits et services, tout en facilitant les échanges entre les opérateurs économiques. L’ambition est simple sur le papier, mais exigeante dans les faits : créer un environnement propice à des partenariats durables et à une présence algérienne plus affirmée sur le continent. Parce qu’au fond, exposer, c’est bien. Mais convaincre, signer et s’implanter durablement, c’est autre chose. Et c’est précisément là que ce type de rendez-vous prend tout son sens : transformer une vitrine en véritable levier d’influence économique.
A. Benhizia
